Affaire Bar­ba­rin : tapez sur les cathos, il en res­te­ra quelque chose !

Affaire Bar­ba­rin : tapez sur les cathos, il en res­te­ra quelque chose !

Le lugubre car­di­nal Bar­ba­rin a fait l’objet en son temps d’un lyn­chage média­ti­co-poli­tique en grand que cer­tains ont vou­lu trans­for­mer en lyn­chage média­ti­co-poli­tique et judi­ciaire. Tous les médias à la manœuvre, le Pre­mier ministre de l’époque lui-même som­mant l’ecclésiastique « de prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés » ! Et le minis­tère de l’Intérieur a joué un rôle assez trouble là-dedans. Le pro­blème, c’est que la France est nor­ma­le­ment un État de droit, et que toutes les plaintes dépo­sées, par­fois trente ans plus tard, se sont heur­tées à la pro­bi­té du par­quet de Lyon qui a appli­qué les prin­cipes impé­ra­tifs régis­sant le pro­cès pénal, et font la dif­fé­rence entre un pays civi­li­sé et la répu­blique bana­nière dont semblent rêver certains.

En pri­son les abbés !

Le clas­se­ment sans suite avait beau être inévi­table et par­fai­te­ment moti­vé, il a été immé­dia­te­ment sui­vi par la cla­meur et une levée de bou­cliers. Quand il s’agit de taper sur les curés on ne va quand même pas s’embarrasser des règles de droit, sinon on ne va pas s’en sor­tir. En pri­son les abbés !

Alors, on va lan­cer une pro­cé­dure à l’initiative des plai­gnants par le biais de la « cita­tion directe en cor­rec­tion­nelle » pour qu’il y ait une audience pénale à grand spec­tacle. L’utilisation de cette pro­cé­dure per­met de contour­ner l’évidence de l’impossibilité des pour­suites, et de sai­sir la juri­dic­tion pénale, contrainte d’audiencer l’affaire. Mais en appli­ca­tion du droit de ren­voyer les mani­pu­la­teurs à leurs chères études. Le but n’est donc à l’évidence abso­lu­ment pas d’obtenir une véri­té judi­ciaire ou une condam­na­tion qui ne peuvent pas adve­nir, mais bien d’organiser un cirque média­tique. Pour faire bonne mesure, on a cité tout un tas de mitrés, tout juste s’il n’y a pas le Pape dans la liste.

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