La Monar­chie pour une vraie démo­cra­tie ». Par­tie 2 : la démo­cra­tie sans la Monar­chie, c’est l’oligarchie.
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La Monar­chie pour une vraie démo­cra­tie ». Par­tie 2 : la démo­cra­tie sans la Monar­chie, c’est l’oligarchie.

Nous sommes en Répu­blique, et non en Monar­chie… Peut-être, après tout, M. Macron aurait-il été un bon ministre du roi, voire un « régent accep­table » selon la for­mule d’un col­lègue pro­fes­seur qui sait ses clas­siques ! Mais la Répu­blique, elle, par son prin­cipe élec­tif même et son idéo­lo­gie cen­tra­li­sa­trice, et par ses véri­tables maîtres que sont les féo­da­li­tés de l’Argent, empêche toute bonne poli­tique sur le long terme et décré­di­bi­lise les meilleures inten­tions quand elle décou­rage les meilleures volontés.

Les élec­tions qui s’ap­prêtent à bou­le­ver­ser le « pays légal » avec la for­ma­tion d’une « Chambre bleu Macron », démontrent à l’en­vi que, selon la for­mule tirée du « Gué­pard », « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Si les têtes sont nou­velles, l’es­prit reste sou­vent le même, et la Répu­blique se confirme à tra­vers ce nou­veau « pays légal » qui ne repré­sente pas exac­te­ment le, ou plu­tôt « les pays réels ». Les nom­breuses enquêtes sur les can­di­dats de « La Répu­blique en marche » confirment que ceux-ci appar­tiennent plus aux caté­go­ries aisées qu’aux classes popu­laires… Le pro­blème n’est pas qu’il y ait des « pri­vi­lé­giés » au Palais-Bour­bon (il peut même être heu­reux qu’il y en ait, de chef d’en­tre­prise à haut fonc­tion­naire) mais qu’ils soient sur­re­pré­sen­tés quand les caté­go­ries moins aisées en sont qua­si­ment absentes !

Ain­si va la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive qui n’est rien d’autre, en somme, qu’une forme d’o­li­gar­chie plus ou moins dis­crète, et cette démo­cra­tie-là, ali­bi du pou­voir des « puis­sances éco­no­miques d’a­bord », est cri­ti­quable, condam­nable, par­fois détes­table à l’usage.

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