Législatives
D’abord, nous assistons à mi-chemin de ces élections législatives inédites au triomphe de l’abstentionnisme avec plus de 5O % des inscrits qui auront boudé les urnes. Même si ce genre de scrutin n’est pas connu pour remuer les foules, on n’avait jamais constaté auparavant une telle inertie chez nos compatriotes.
D’après les savantes analyses de nos politologues et autres instituts de sondage, il semblerait que le plus haut taux de participation serait en faveur des listes de la « République en Marche » : 75 %. Suivi loin derrière par Les Républicains (immobiles ?) et les autres listes ont encore davantage souffert de la désaffection des Français.
Même s’il est logique que les partisans du nouveau président bénéficient de la dynamique de la campagne présidentielle, une majorité sans précédent est en train de se dessiner à l’assemblée pour Emmanuel Macron.
Faut il y voir, d’une part un grand abattement de nos compatriotes désabusés par la politique telle qu’elle se pratique dans notre pays depuis des décennies ? Et d’autre part la volonté exprimée par ceux qui y croient encore, de permettre à Macron de dérouler sa politique sans être encombré par une opposition trop forte ?
C’est le vieux reflexe « royaliste » des électeurs français, inscrit dans leurs gênes , qui croient tenir l’espace d’un temps, souvent très court, après l’élection présidentielle , l’homme providentiel qui conduira immanquablement le pays vers la sortie de crise.
Hollande est certainement le seul de nos présidents à n’avoir pas bénéficié de cet état de grâce.

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