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Bar­ba­rin : taper sur les cathos, c’est amu­sant et sans danger

Le car­di­nal Bar­ba­rin, pré­lat pénible, avait fait l’objet l’année der­nière d’un joli lyn­chage, mais qui, sur­prise, ne fut que média­tique. Parce que la Jus­tice refu­sa de se lais­ser ins­tru­men­ta­li­ser et inti­mi­der. Et appli­qua le droit. Oui oui, ça arrive. D’oùun ferme clas­se­ment sans suite  des plaintes fan­tai­sistes, après une enquête pré­li­mi­naire fouillée. Mal­gré les inter­ven­tions intem­pes­tives de membres du gou­ver­ne­ment socialiste,en par­ti­cu­lier Manuel Valls , et une cam­pagne de presse achar­née. L’objectif n’était pas de pour­suivre et de faire condam­ner les prêtres ayant com­mis des abus sexuels. Mais bien de faire un car­ton sur une auto­ri­té ecclésiastique.

Comme d’habitude, j’étais inter­ve­nu pour ma clas­sique dénon­cia­tion deces lyn­chages média­ti­co-judi­ciaires que je n’aime pas trop . Pour être qua­li­fié « d’avocat catho­lique bien connu », sur Canal+, ce dont je ne me lasse pas.

On nous annonce aujourd’hui que les « vic­times » remettent le cou­vert, en choi­sis­sant, comme par hasard, la pro­cé­dure de « cita­tion directe » à l’initiative de par­ti­cu­liers. Nor­ma­le­ment, c’est le par­quet qui dili­gente les pour­suites, mais il existe une par­ti­cu­la­ri­té en droit pénal fran­çais, celle qui « délègue » aux par­ti­cu­liers qui se pré­tendent vic­times la pos­si­bi­li­té d’engager des pour­suites. C’est une pro­cé­dure assez rare. En effet la voie nor­male, après le clas­se­ment sans suite du par­quet, pour ceux qui vou­laient conti­nuer à s’acharner, aurait été de sai­sir un juge d’instruction par le biais d’une plainte avec consti­tu­tion de par­tie civile.

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