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L’axe du mal déplacé

Le dis­cours que Donald Trump devait pro­non­cer à Ryad, dimanche, était atten­du avec per­plexi­té par beau­coup. Devant les diri­geants de l’Arabie saou­dite, aux­quels s’étaient joints cin­quante res­pon­sables du monde arabe, le pré­sident amé­ri­cain ne pou­vait décem­ment réité­rer les attaques vio­lentes qu’il avait lan­cées durant sa cam­pagne élec­to­rale contre l’islam et contre les musul­mans. Allait-il même se démar­quer de son atti­tude de Pré­sident, vou­lant stop­per toute arri­vée sur le ter­ri­toire amé­ri­cain de res­sor­tis­sants de pays consi­dé­rés comme dan­ge­reux ? De fait, le dis­cours pro­non­cé hier marque un chan­ge­ment radi­cal d’attitude. Plus ques­tion de stig­ma­ti­ser l’islam et ceux qui s’en réclament. Trump a même rap­pe­lé que 95 % des vic­times du ter­ro­risme mon­dial étaient musul­manes. Du coup, la guerre enga­gée, notam­ment par le biais du ter­ro­risme, n’était plus de nature reli­gieuse. Elle était défi­nie comme « une bataille entre le Bien et le Mal ».