En Syrie, le régime d’Assad conso­lide ses territoires

En Syrie, le régime d’Assad conso­lide ses territoires

Des habi­tants ayant fui Qaboun, un fau­bourg de Damas, arrivent dans un camp près d’Idlib, le 15 mai OMAR HAJ KADOUR / AFP

Mal­gré les échecs des pré­cé­dents cycles de pour­par­lers, Staf­fan de Mis­tu­ra tente de défendre les négo­cia­tions inter­sy­riennes de Genève, éclip­sées par le pro­ces­sus rival d’Astana entre puis­sances influentes dans le conflit. L’envoyé spé­cial de l’ONU pour la Syrie a tenu à l’affirmer, alors que repré­sen­tants du régime et de l’opposition reprennent, mar­di 16 mai, les pour­par­lers indi­rects par­rai­nés par les Nations unies : les « évé­ne­ments sur le ter­rain » n’ouvriront pas la voie à une solu­tion poli­tique. A la suite de l’accord d’Astana signé par Mos­cou, Anka­ra et Téhé­ran, les vio­lences ont bais­sé d’intensité depuis début mai en Syrie. Mais cha­cun des acteurs essaie de main­te­nir ou de ren­for­cer son emprise ter­ri­to­riale, et donc son influence.

Loin des pro­jec­teurs, les rebelles sou­te­nus par les Turcs et les forces kurdes se confrontent dans le nord de la pro­vince d’Alep. Après une série de revers dans d’autres zones de la Syrie, les com­bat­tants anti-Assad veulent défendre bec et ongles la pro­vince d’Idlib, leur der­nier bas­tion majeur : ils sont à l’offensive en lisière de cette région du nord-ouest de la Syrie. Quant au régime, il pour­suit sa stra­té­gie des­si­née de longue date : sécu­ri­ser en prio­ri­té les ter­ri­toires consi­dé­rés comme vitaux, à com­men­cer par les grandes villes.

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