La nou­velle ministre de la San­té Agnès Buzyn est favo­rable à l’euthanasie
Agnes Buzyn.

La nou­velle ministre de la San­té Agnès Buzyn est favo­rable à l’euthanasie

Nom­mée ministre des Soli­da­ri­tés et de la San­té le 17 mai dans le pre­mier gou­ver­ne­ment d’Em­ma­nuel Macron et Édouard Phi­lippe, Agnès Buzyn s’était décla­rée per­son­nel­le­ment favo­rable à l’euthanasie, lors d’un col­loque au Grand Orient de France en 2015, sur la « fin de vie des enfants ».

« À titre per­son­nel, je suis en faveur de l’espace de liber­té belge ». La pré­si­dente de l’Institut natio­nal du can­cer en France (INCa) Agnès Buzyn avait clai­re­ment indi­qué son sen­ti­ment favo­rable à la dépé­na­li­sa­tion de l’euthanasie en vigueur en Bel­gique , tout en pré­ci­sant qu’elle n’engageait pas son ins­ti­tu­tion. Elle l’avait fait dans le cadre d’un col­loque inti­tu­lé La fin de vie des enfants, orga­ni­sé le 3 octobre 2015 par le Grand Orient de France, prin­ci­pale obé­dience maçon­nique française.Famille Chré­tienne s’était glis­sée dans ce cercle res­treint pour en rap­por­ter les échanges .

Pour­tant, quand on lui deman­dait si des enfants en fin de vie émet­taient le sou­hait de mou­rir, Agnès Buzyn, qui a fait toute sa car­rière de méde­cin à l’hôpital Necker, était caté­go­rique : « À la lumière de mon expé­rience, je peux affir­mer que les enfants en fin de vie ne demandent pas à mou­rir. Ils n’ont pas peur de la mort. Ce qui les rend mal­heu­reux, c’est de déce­voir leurs parents, et de leur faire de la peine ». Une réa­li­té qui avait ému l’assistance, qui plan­chait para­doxa­le­ment entre adultes sur l’euthanasie des enfants.

Agnès Buzyn inter­ve­nait sous les arcanes du Temple Grous­sier, rue Cadet (Paris), siège du Grand Orient, aux côtés du séna­teur socia­liste belge Phi­lippe Mahoux, « père » de la loi dépé­na­li­sant l’euthanasie en 2002. Il est éga­le­ment auteur de la loi qui a éten­du l’euthanasie aux enfants, en 2014. Autre invi­té pré­sent lors des échanges, le dépu­té du Rhône Jean-Louis Tou­raine, alors membre du Par­ti socia­liste, qui plai­dait sans relâche pour l’euthanasie des adultes, et des enfants. Conseiller d’Emmanuel Macron pen­dant la cam­pagne, il brigue un nou­veau man­dat légis­la­tif à Lyon, cette fois sous l’étiquette La Répu­blique En Marche (LREM).

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