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La grande illusion

Après le gueu­le­ton à la Rotonde entou­ré de « gens biens », c’est-à-dire de ceux qui en pre­mier lieu ont écrit le scé­na­rio que nous venons de vivre, le can­di­dat de la banque aux pré­si­den­tielles doit à nou­veau, avec l’esprit rela­ti­ve­ment tran­quille, arpen­ter les che­mins de la cam­pagne qui lui a si bien réus­si au pre­mier tour. Quel coup de maître en effet, après un quin­quen­nat si catas­tro­phique, de réus­sir à incar­ner le chan­ge­ment sans rien chan­ger, sinon le dis­cours qui est pas­sé d’un tech­ni­cisme idéo­lo­gique assom­mant, mani­chéen et fina­le­ment peu clair à un oni­risme confus et sucré qui semble mettre du baume au cœur de plus de 23% de votants fran­çais hagards et sen­sibles à la belle gueule du « gosse ».
Il n’en fal­lait pas plus pour don­ner l’illusion que tout serait dif­fé­rent. D’autant que si la droite, dite répu­bli­caine, appelle à voter Macron au second tour, pour pré­tend-t-elle, faire bar­rage au dan­ger de l’extrême droite, le can­di­dat du « tout le monde il est beau, tout le monde il est gen­til », n’use pas beau­coup de cette rhé­to­rique de la peur et pré­fère évo­quer la fai­blesse de son adver­saire notam­ment en matière économique.
En effet ceux qui s’accrochent à leurs sièges et autres pré­bendes, qu’ils soient du par­ti LR mori­bond ou du PS déjà mort, se char­ge­ront de la sale besogne et ten­te­ront de dres­ser des bar­be­lés infran­chis­sables devant les élec­teurs har­ce­lés par ces infa­ti­gables défen­seurs des droits de l’Homme.

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