You are currently viewing Crise de République… (1)

Crise de République… (1)

La Cinquième République est en crise : ce constat est d’une terrible banalité, mais il n’enlève rien à sa réalité et à ses dangers pour notre pays. Non que la République soit défendable, loin de là et bien au contraire, mais cette situation du cadre institutionnel actuel de notre nation française (cadre qui régit les services publics, décide des politiques économiques et sociales, indique des directions et se doit d’assurer la tranquillité des populations et des territoires) fragilise notre rapport au monde et notre crédit aux yeux d’autrui, et démontre à l’envi la justesse des analyses royalistes d’une faiblesse structurelle de l’État central (quand beaucoup pensaient et pensent encore qu’elle n’est que conjoncturelle) et de ses vices qui, malgré la parenthèse gaullienne (elle-même loin d’être totalement satisfaisante…), sont inhérents à tout régime qui laisse la démocratie s’emparer de la magistrature suprême de l’État, dans une erreur de positionnement que l’histoire juge souvent sévèrement et, parfois, cruellement (1). Il n’est pas possible de se réjouir du malheur de la Cinquième quand celui-ci fait aussi, par la force des choses et l’enchaînement des faits, le malheur du pays : « la politique du pire est la pire des politiques », s’exclamait avec raison Charles Maurras. Mais il est urgent et toujours utile de dénoncer cette République qui désarme le pays face aux enjeux et aux risques contemporains, et d’évoquer, aussi fortement que possible et de la manière la plus crédible et constructive que faire se peut, la nécessité d’une magistrature suprême de l’État ancrée dans le temps long et indépendante par son statut non-électif et héréditaire, parce que éminemment, politiquement, institutionnellement royal.

La suite