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Plai­doyer pour une Monar­chie royale. Par­tie 1 : Quand la léga­li­té de la Répu­blique ne suf­fit plus.

Par Jean-Phi­lippe Chauvin

Les nou­velles éco­no­miques ne sont pas bonnes, et le chô­mage menace nombre de nos conci­toyens quand, dans le même temps, le numé­rique et la robo­ti­sa­tion accé­lé­rée sont pré­sen­tés comme les cadres, qua­si­ment obli­ga­toires, du monde de demain, d’un proche len­de­main qui semble s’annoncer et se déployer déjà en ce cruel aujourd’hui. Sans doute le prin­ci­pal choc social aura-t-il lieu à la ren­trée de sep­tembre pro­chain, quand plus de 700.000 jeunes arri­ve­ront sur le mar­ché du tra­vail et quand, dans le même temps, les entre­prises et acti­vi­tés liées au tou­risme, à la res­tau­ra­tion et aux loi­sirs, feront leurs comptes qui pour­raient, pour beau­coup, ne pas être bons. Mais c’est main­te­nant qu’il faut agir et pré­ve­nir, et c’est l’État qui devrait être le grand ordon­na­teur de la néces­saire réac­tion éco­no­mique et sociale au choc, en se fai­sant le plus poli­tique pos­sible, non de manière éta­tiste, mais comme un sti­mu­la­teur, un inves­tis­seur et un pro­tec­teur. En somme, « être l’État » et appli­quer la maxime tra­di­tion­nelle du « Gou­ver­ner c’est pré­voir » qui n’est vrai­ment pos­sible que quand l’État est conscient de sa force et déci­dé à l’utiliser face aux appé­tits des cha­ro­gnards éco­no­miques et aux évé­ne­ments, même contraires.

L’actuelle Répu­blique a mon­tré, dans les pre­mières heures de la crise sani­taire, ses fai­blesses et révé­lé ses carences : manque d’anticipation, absence de poli­tique claire et effi­cace, sans oublier les vastes éten­dues de son incom­pé­tence, voire de ses fautes. Mais la révé­la­tion la plus inquié­tante a été celle du désar­me­ment de l’État face aux enjeux du temps long : la Répu­blique, en ses der­nières pré­si­dences et en ses der­niers gou­ver­ne­ments, a pré­fé­ré le court-terme éco­no­mique et l’immédiateté élec­to­rale au long terme poli­tique et à la durée sans les­quels il n’y a rien de solide qui puisse être éta­bli et tenir face aux tem­pêtes contem­po­raines. L’affaire des masques, entre autres, a mon­tré l’incapacité de la Répu­blique actuelle à se pro­je­ter au-delà d’un simple calen­drier élec­to­ral dont la pré­si­den­tielle serait l’horizon ultime et, par­fois, vain.

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