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CMRDS 2021 : une édi­tion remarquable !

Par Guillaume de Salvandy

Une fois de plus, le Camp Maxime Real del Sarte, uni­ver­si­té d’été de l’Action fran­çaise, bat tous les records préa­la­ble­ment éta­blis ! Si l’an der­nier nous avions accueilli 270 par­ti­ci­pants – un nombre jamais vu depuis le fameux camp de 1968, cette année ce sont 342 per­sonnes qui sont pas­sées au Châ­teau d’Ailly entre le 22 et le 29 août pour béné­fi­cier d’une for­ma­tion inten­sive, et ce mal­gré l’incertitude qui pla­nait quant à un pos­sible recon­fi­ne­ment et l’application des mesures du pass sani­taire pour voya­ger en train.

La mon­tée en puis­sance de notre mou­ve­ment, qui est démon­trée à chaque ouver­ture de sec­tion et évè­ne­ment public, s’est tra­duite encore une fois dans le réel, ce réel qui prouve qu’une jeu­nesse sou­haite s’engager pour son pays et pour sa renais­sance. Cette jeu­nesse est aus­si dési­reuse de se for­mer pour répondre aux enjeux de demain, et notam­ment l’é­lec­tion du Chef de l’Etat. C’est pré­ci­sé­ment sur ce sujet que nous avons tra­vaillé durant cette semaine, au tra­vers des « dix axes de salut natio­nal » pro­po­sés par l’AF.

La for­ma­tion est dis­pen­sée tout au long de la jour­née : après le lever des cou­leurs et le petit déjeu­ner sont don­nées les deux confé­rences magis­trales de la mati­née ; puis à lieu le déjeu­ner, sui­vi des ate­liers pra­tiques dans les­quels cha­cun peut se lan­cer ou appro­fon­dir ses connais­sances (com­mu­ni­ca­tion, rela­tions presse, gra­phisme, mon­tage vidéo, secou­risme, rhé­to­rique…), puis des cercles d’étude orga­ni­sés par niveaux en fonc­tion des connais­sances de cha­cun : le niveau 1 pour la doc­trine élé­men­taire et le niveau 2 pour des sujets plus appro­fon­dis ou d’actualité. En fin d’après-midi a lieu la séance de sport, autour de pra­tiques variées. Le dîner quant à lui est pré­cé­dé d’un « point culture » et du bilan annuel des sec­tions et fédérations.

CMRDS 2021 rassemblement aux couleurs

Le dimanche après-midi, les pre­miers cam­peurs arri­vaient sur le lieu du camp et mon­taient leurs tentes non loin du mât auquel sera his­sé le dra­peau tri­co­lore fleur-de-lysé. Enfin le pre­mier repas avait lieu, déjà ryth­mé de nom­breux chants comme le seraient tous ceux de la semaine.

Le len­de­main matin se dérou­lait le pre­mier ras­sem­ble­ment, les équipes étaient for­mées afin de mêler nou­veaux et habi­tués, la maî­trise du camp se pré­sen­tait et le pro­gramme de la jour­née était don­né. Puis la Royale réson­nait pour la pre­mière fois de la semaine. Après un petit-déjeu­ner qui per­met­tait de décou­vrir ses coéqui­piers venait l’heure du redou­té ques­tion­naire déter­mi­nant le niveau de cha­cun pour la répar­ti­tion lors des cercles d’étude.

Ce lun­di matin avaient donc lieu les confé­rences sur l’économie, l’inflation et ses consé­quences par Hen­ri Letigre, et sur la sou­ve­rai­ne­té fran­çaise et le sou­ve­rai­nisme par Pierre-Yves Rou­gey­ron ; quant aux cercles d’étude de l’a­près-midi, ils por­taient sur le libé­ra­lisme, la monar­chie, la car­to­gra­phie des votes, et la démo­cra­tie représentative.

Le mar­di matin, un sujet cru­cial de la pro­chaine pré­si­den­tielle, l’immigration, fut trai­tée par Fran­çois Bel-Ker au regard de l’intérêt natio­nal, puis eut lieu une confé­rence à deux voix avec Fran­cis Ven­ci­ton et Enzo San­dré sur l’écologie inté­grale (lire à ce sujet Quelle éco­lo­gie pour demain ? pré­fa­cé par Jacques de Guille­bon). Après le déjeu­ner les cam­peurs se sont inté­res­sés à l’empirisme orga­ni­sa­teur, aux notions de pays réel et de pays légal, aux dif­fé­rentes formes de votes, et aux rai­sons de la déca­dence intel­lec­tuelle de notre pays.

Le mer­cre­di était une jour­née dont les thèmes sont chers à l’AF : les rela­tions inter­na­tio­nales et la grande dif­fi­cul­té de les abor­der dans le cadre répu­bli­cain de nos ins­ti­tu­tions, puis la réa­li­té de la liber­té de la presse inca­pable de dénon­cer les scan­dales poli­tiques et finan­ciers, mais aus­si la cen­sure pro­gres­siste qui se met pro­gres­si­ve­ment en place, sujets pré­sen­tés res­pec­ti­ve­ment par Ber­nard Lugan et Phi­lippe Mes­nard. L’a­près-midi était consa­crée à la décen­tra­li­sa­tion, à la poli­tique natu­relle, à la place des roya­listes dans la résis­tance et la dis­pa­ri­tion des pro­grammes poli­tiques au gré d’une gou­ver­nance géné­ra­li­sée. La soi­rée était consa­crée à la tra­di­tion­nelle veillée du camp, celle où cha­cun écoute avec res­pect les exploits de nos aînés, ceux qui lut­tèrent après mai 68 contre le gau­chisme triom­phant, ceux qui se dres­sèrent contre l’interdiction d’honorer Jeanne d’Arc, ceux qui firent la cam­pagne du « non » au réfé­ren­dum euro­péen de 2005. Ces récits étaient émaillés des chants de nos fédérations.

Le jeu­di la jour­née recom­men­çait avec les réformes indis­pen­sables de la jus­tice par Hen­ri Bec, pré­sident du mou­ve­ment et ancien magis­trat, puis Oli­vier Per­ce­val, rédac­teur en chef du site de l’AF, pré­sen­tait la frac­ture sociale engen­drée par plus de qua­rante années de ges­tion cala­mi­teuse des quar­tiers. L’après-midi était consa­crée à la démo­cra­tie, au qua­dri­la­tère maur­ras­sien, à l’identité natio­nale et à la révolte des viti­cul­teurs de 1907.

Ven­dre­di, der­nier jour du CMRDS, avaient lieu deux confé­rences qui firent réagir cha­cune à leur manière : les fon­de­ments de la géo­po­li­tique par Charles Saint-Prot puis la famille par Syl­vain Durain. Les cercles d’étude de cette der­nière après-midi de camp avaient pour sujet le poli­tique d’abord, le natio­na­lisme inté­gral, la monar­chie maro­caine et les racines du mal. La soi­rée de ce ven­dre­di était toute par­ti­cu­lière : en effet, nous avions le plai­sir de rece­voir Jacques de San­so­net­ti, Came­lot du Roi exem­plaire, pour célé­brer avec lui ses 70 ans d’engagement au sein de l’Action fran­çaise, mais aus­si pour fêter le dixième CMRDS à se tenir au Châ­teau d’Ailly.

Les dif­fé­rents « points culture » de la semaine por­taient sur des sujets très divers : le peintre Georges Mathieu par Marc Van de Sande, Maxime Real del Sarte par Gérard Leclerc, Jacques Renou­vin par Fran­çois-Marin Fleu­tot, la diplo­ma­tie royale par Jean-Noël Benoît, et le pari de Pas­cal par l’abbé de Tanoüarn.

L’Université d’Été du same­di était comme chaque année une jour­née de tables rondes et d’accueil de visi­teurs exté­rieurs. La mati­née était divi­sée entre deux confé­rences sur l’instruction publique et l’aménagement du ter­ri­toire. Après le déjeu­ner, la Librai­rie de Flore – pré­sente pen­dant toute la durée du camp – se dépla­çait dans la grande cour pour rejoindre les nom­breux stands de pro­duc­teurs et fabri­cants amis, qui per­met­taient aux visi­teurs comme aux cam­peurs de faire des emplettes variées : du vin rosé – avec une cuvée spé­ciale « Maur­ras » –, des affiches et des t‑shirts, des col­lec­tions de livres et maga­zines, mais aus­si de décou­vrir le Réseau Col­bert, asso­cia­tion des pro­fes­sion­nels d’Action fran­çaise. Cer­tains mili­tants quit­taient alors le camp pour par­ti­ci­per à la mani­fes­ta­tion anti pass sani­taire qui avait lieu à Roanne, pen­dant qu’Antoine Scher­rer s’interrogeait avec nous sur la per­ti­nence de sou­hai­ter chan­ger le monde actuel. Une table ronde ras­sem­blait ensuite Gérard Leclerc, Fran­çois Mar­cil­hac, Sté­phane Blan­chon­net et Luc Com­pain autour des enjeux et pers­pec­tives des pro­chaines élec­tions pré­si­den­tielles. Puis Hilaire de Cré­miers, pré­sident d’honneur de l’AF-RN, livrait pour clore la semaine une conclu­sion vibrante à ce CMRDS. La jour­née et le camp se ter­mi­naient par le tra­di­tion­nel ban­quet d’AF en plein air.

CMRDS Université d'été 2021

Cette année nous étions près de 350, nous nous pré­pa­rons d’ores et déjà à mobi­li­ser encore plus la jeu­nesse de France pour par­ti­ci­per à un nou­veau Camp Maxime Real del Sarte qui s’annonce déjà mémo­rable : c’en sera en effet la 70e édition !