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Les Fran­çais ne se sont pas abs­te­nus, ils ont sim­ple­ment dit « Stop »

Un désa­veu his­to­rique. Avec un taux de 66%, l’abstention est la grande gagnante des régio­nales, qui se sont dérou­lées ce dimanche. Jamais dans l’histoire de la Répu­blique, les Fran­çais ne s’étaient aus­si peu mobi­li­sés pour des élec­tions. Toute la soi­rée d’hier, les médias, nous ont assom­mé de beau­coup de bavar­dages autour des résul­tats de ce pre­mier tour des élec­tions dépar­te­men­tales et régio­nales, essayant d’en tirer des leçons pour le deuxième tour de ce week-end, pro­je­tant ces résul­tats sur la pro­chaine pré­si­den­tielle, fai­sant ain­si lar­ge­ment l’impasse sur le fait essen­tiel de cette élec­tion, l’abstention de plus de deux élec­teurs sur trois.

Selon une étude réa­li­sée dimanche par Ifop-Fidu­cial, plu­sieurs rai­sons sont avan­cées par les élec­teurs. Ain­si, 40% des abs­ten­tion­nistes inter­ro­gés consi­dèrent comme déter­mi­nant dans leur choix le fait que ces élec­tions ne chan­ge­ront rien à leur situa­tion per­son­nelle. Second argu­ment déter­mi­nant : 35% estiment que le scru­tin ne chan­ge­ra rien à la situa­tion de leur région.  Ils sont 34% à juger déter­mi­nant leur volon­té de mani­fes­ter leur mécon­ten­te­ment à l’égard des par­tis poli­tiques. Autres rai­sons invo­quées : parce qu’aucune liste ne repré­sente leur idée (32%) ; que ces élec­tions ne les inté­ressent pas (31%). Enfin, 9% jugent déter­mi­nant le fait qu’ils ne votent jamais.

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