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Claire Koç valide par son par­cours les ana­lyses d’Éric Zem­mour et nous appelle tous au sursaut

Connais­sez-vous Claire Koç ? Rete­nez bien son nom – mais aus­si son pré­nom – car ils vont faire par­ler d’eux et d’elle durant les pro­chains jours et au-delà. Son compte Twit­ter la pré­sente ain­si : « Jour­na­liste @franceinfo, pas­sion­née par le savoir-faire fran­çais et le ciné­ma. » Ce même compte arbore le tableau de Dela­croix qui a valu à Bou­le­vard Vol­taire une cou­pure de cou­rant. Son tweet épin­glé : « J’entends de jeunes jour­na­listes en deve­nir m’expliquer qu’ils veulent être jour­na­liste pour “dire la véri­té”. Non. Notre métier est de rap­por­ter des faits. Nous ne sommes ni juges ni avo­cats, nous ne sommes pas là pour faire jus­tice. Encore moins pour dire ce qu’il faut pen­ser. » Le décor est plan­té, et il est avenant.

Ce week-end, elle est inter­viewée à l’occasion de la sor­tie de son pre­mier livre par Alexandre Devec­chio, dans Le Figa­ro Maga­zine. Un livre qui part de son pré­nom : Claire, le pré­nom de la honte. Car, pour cette jeune fille d’origine turque, ce pré­nom qui tinte comme les cloches du XIIIe siècle a repré­sen­té un choix, une volon­té, un idéal. Celui de s’intégrer au pays d’accueil. Celui de l’assimilation. Un gros mot pour cer­tains, à l’heure où toutes les iden­ti­tés sont pro­mues, sauf une. Mais aus­si, pour elle, un défi : « En reve­nant chez mes parents avec ma carte d’identité et mon pré­nom “fran­çais”, j’ai été rabais­sée, humiliée. »

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