La Libye : la nou­velle côte des Barbaresques ?
The tanker Cartagena docked in the sea port of the rebel-held city of Benghazi, Libya, Thursday, Aug. 4, 2011. The Libyan tanker, belonging to the Libyan government's shipping arm and reported to have been seized by rebels opposing Muammar Gaddafi off Malta, entered the rebel-held port of Benghazi having been cleared to proceed by Nato ships enforcing an arms embargo, a Nato official said on Thursday. (AP Photo/Sergey Ponomarev)/XSP102/1108042102

La Libye : la nou­velle côte des Barbaresques ?

La guerre civile en Libye en fait un foyer d’instabilité majeure, qui a un impact direct sur l’Europe. L’aspect le plus visible est le déve­lop­pe­ment de cette traite moderne que consti­tue la filière migra­toire qui tra­verse la Tri­po­li­taine. D’autres tra­fics sont appa­rus en pro­fi­tant de ce chaos, mais ont un impact moins impor­tant, comme les expor­ta­tions illé­gales de pétrole brut et de pro­duits raffinés.

Un pays sous embar­go, mais tou­jours frap­pé par la guerre civile

Car depuis 2014, plu­sieurs fac­tions se dis­putent le contrôle de la Libye. Les deux prin­ci­pales sont le Gou­ver­ne­ment d’entente natio­nale, basé à Tri­po­li, sou­te­nu notam­ment par la Tur­quie et le Qatar, et le gou­ver­ne­ment de Tobrouk, dont le bras armé est l’Armée natio­nale de Libé­ra­tion, et est sou­te­nu notam­ment par l’Égypte et la Rus­sie. Les États-Unis et l’Union euro­péenne recon­naissent le gou­ver­ne­ment de Tri­po­li, tout comme l’ONU. Mais les États-Unis, la France et le Royaume-Uni sou­tiennent éga­le­ment celui de Tobrouk dans le cadre de sa lutte contre cer­taines fac­tions ayant prê­té allé­geance à Daesh.

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