« Pays réel » contre « pays légal » : quand Macron reprend le natio­na­liste Maurras
Ambiance autour du Président de la République, Emmanuel Macron, ici à l'Ecole militaire à Paris, où il vient prononcer un discours sur la stratégie de défense et de dissuasion, devant les stagiaires de la 27ème promotion de l'Ecole de Guerre. Il est accompagné de Florence Parly et du Général Lecointre Paris le 07/02/2020 Photo François Bouchon / Le Figaro

« Pays réel » contre « pays légal » : quand Macron reprend le natio­na­liste Maurras

Pour admettre l’existence d’un sen­ti­ment de décon­nexion entre le « peuple » et les « élites », le pré­sident a revi­si­té, mar­di, l’opposition du monarchiste.

À l’Élysée, il arrive que la « pen­sée com­plexe » du pré­sident se livre avec mal­adresse à des oppo­si­tions simples. Devant les dépu­tés de la majo­ri­té, réunis mar­di dans le palais pré­si­den­tiel, Emma­nuel Macron a admis l’existence, dans l’opinion, d’un sen­ti­ment de décon­nexion entre les citoyens et les élites du pays. Pour appuyer sa démons­tra­tion, il a repris, en la revi­si­tant, la dis­tinc­tion entre « pays légal » et « pays réel », déve­lop­pée par l’intellectuel natio­na­liste Charles Maur­ras (1868 – 1952).

« Le pro­blème qu’on a, poli­ti­que­ment, c’est qu’on a pu don­ner le sen­ti­ment à nos conci­toyens qu’il y avait un pays légal et un pays réel. Et que nous on savait s’occuper du pays légal – moi le pre­mier -, et que le pays réel ne bou­geait pas », a expli­qué le chef de l’État, selon des pro­pos rap­por­tés par Le Mondeet confir­més au Figa­ro. « Sur le sujet de la sécu­ri­té, en pre­mier chef, il faut faire bou­ger le pays réel », a‑t-il appuyé, convain­cu que « l’insécurité, c’est le sen­ti­ment d’insécurité ».

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