La gaffe de Dele­voye

La gaffe de Dele­voye

Par Oli­vier Per­ce­val

“La démo­gra­phie euro­péenne et son vieillis­se­ment fait que, si on veut gar­der le même nombre d’actifs dans la machine éco­no­mique, il va fal­loir 50 mil­lions de popu­la­tion entre guille­mets étran­gère pour équi­li­brer la popu­la­tion active en 2050 en Europe”, a décla­ré Jean-Paul Dele­voye au cours d’une réunion avec des jeunes à Cré­teil.

Un pavé dans la marre ? Pas vrai­ment, c’est déjà et depuis long­temps une rhé­to­rique déve­lop­pée par de nom­breux res­pon­sables, à Bruxelles comme dans les orga­ni­sa­tions offi­cielles visant à ampli­fier l’immigration en Europe.

Quand on entend le dis­cours de Dele­voye qui ne fait que rap­pe­ler une logique poli­ti­co –éco­no­mique menée tam­bours bat­tants depuis des décen­nies par les gou­ver­ne­ments euro­péens.

En aucun cas en effet une poli­tique démo­gra­phique en Europe ne sau­rait ima­gi­ner autre chose que l’immigration pour remé­dier à la baisse de la nata­li­té.

On retrouve aus­si le vieux réflexe mal­thu­sien très répan­du chez les nan­tis, qui consiste à mar­te­ler l’inutilité de don­ner nais­sance à des enfants en Occi­dent pour mieux faire venir des étran­gers afin d’assurer les coti­sa­tions pour les retraites à venir.

Et pour enfon­cer le clou, le demi-ministre assure que ceux qui s’opposent à cette logique, sont en gros, les anti­sé­mites d’hier : « “On est dans un moment très mal­sain de notre démo­cra­tie où on cherche à jeter en bouc émis­saire : hier c’était le juif, aujourd’hui c’est le musul­man, après-demain ça sera encore un autre”. Rien que ça.

C’est une manière bien rodée chez nos diri­geants de faire taire toute oppo­si­tion en en fai­sant d’emblée une bande de fas­cistes, col­la­bo­ra­tion­nistes, racistes et pour­quoi pas néga­tion­nistes pen­dant qu’on y est.

Toute cette agi­ta­tion ten­drait à don­ner rai­son à celui que l’on nomme en se pin­çant le nez, le com­plo­tiste jugé à moi­tié fou et à moi­tié « sata­nique » auteur du « Grand rem­pla­ce­ment » ‚Renaud Camus, lequel ne cesse de démon­trer que tout cela s’inscrit dans une pla­ni­fi­ca­tion éco­no­mique cohé­rente.

Et qu’il ne soit jamais ques­tion d’envisager une poli­tique démo­gra­phique basée sur l’encouragement de la nata­li­té et de l’aide aux familles. Cela déplai­rait au lob­by LGBT, et à tous les sau­ve­teurs de la pla­nète ayant ins­crit dans leur pro­gramme la dis­pa­ri­tion de l’Occident.

Mais ce qui est le plus crous­tillant dans cette affaire, ce sont les expli­ca­tions gênées que devra four­nir le gou­ver­ne­ment après cette mons­trueuse gaffe de l’ancien ministre chi­ra­quien, lequel s’est conten­té de dire tout haut ce que les hautes admi­nis­tra­tions de l’Union euro­péenne mettent en placent dis­crè­te­ment. C’est comme si on avait reti­ré sou­dai­ne­ment la cou­ver­ture sous laquelle de glauques indi­vi­dus beso­gnaient hon­teu­se­ment.

Nous dira-t-on encore que nous fan­tas­mons sur les pla­teaux télé. Y aura t’il encore des experts pour nous expli­quer que le solde migra­toire est néga­tif en France ?