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Mou­rir à trente ans de Romain Gou­pil (1982), La nos­tal­gie, camarades !

Patri­moine ciné­ma­to­gra­phique • Mou­rir à trente ans – JE SUIS FRANÇAIS 

Par Pierre Builly 

Voi­là un film – un docu­men­taire aux images sou­vent pâlies et incer­taines, empli d’interventions qui paraî­tront abs­conses ou incom­pré­hen­sibles à la plu­part – un film dont je me suis réga­lé et qui m’a sou­vent ému et que je ne pour­rai conseiller à per­sonne, ou presque, ce qui me navre. Mais pour regar­der et appré­cier Mou­rir à trente ans il faut avoir, d’abord vécu ces années qui sont décrites – en gros 1966/1973 – ce qui n’est pas encore tout à fait rare, mais sur­tout avoir vécu dans son cœur et dans toutes ses jour­nées cette vie de mili­tan­tisme intégral.

Je ne peux pas dire que j’ai beau­coup de sym­pa­thie pour le réa­li­sa­teur du film, Romain Gou­pil, qui filme là les années trots­kistes de sa jeu­nesse et son enga­ge­ment déter­mi­né à la Ligue com­mu­niste (deve­nue depuis Ligue com­mu­niste révo­lu­tion­naire, le par­ti d’Alain Kri­vine jadis, du char­mant fac­teur Oli­vier Besan­ce­not naguère et du robuste métal­lo Phi­lippe Pou­tou aujourd’hui

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