La jus­tice sociale, notre bous­sole face à l’ex­ploi­ta­tion et l’a­lié­na­tion des travailleurs.

La jus­tice sociale, notre bous­sole face à l’ex­ploi­ta­tion et l’a­lié­na­tion des travailleurs.

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Par Jean-Phlippe Chau­vin
Depuis des années que je prône une Monar­chie sociale, je constate par­fois une cer­taine indif­fé­rence des milieux monar­chistes sur cette fameuse ques­tion sociale qui, pour­tant, ne cesse d’interroger notre socié­té et les classes popu­laires comme, de plus en plus, les classes moyennes qui, jusqu’à cette der­nière décen­nie, se croyaient à l’abri des dys­fonc­tion­ne­ments de la mon­dia­li­sa­tion. Peut-être cela est-il dû à la socio­lo­gie des par­ti­sans de la Monar­chie, qui se recrutent plus dans le monde des « intel­lec­tuels » (et ce n’est pas péjo­ra­tif sous ma plume) et de cer­taines élites sociales moins concer­nées par le chô­mage que la plu­part de nos conci­toyens. Bien sûr, nombre de roya­listes mili­tants ont lu Valois ou les écrits du Cercle Prou­dhon, mélange d’étudiants d’Action Fran­çaise et d’ouvriers anar­cho-syn­di­ca­listes, et dénoncent les excès du libé­ra­lisme éco­no­mique, tout en cla­mant un « ni droite ni gauche » qui, s’il est théo­ri­que­ment satis­fai­sant, est beau­coup moins com­pré­hen­sible et pra­ti­qué dans la réa­li­té. Pour­tant, il y a tou­jours eu des roya­listes sociaux, depuis ces arti­sans atta­chés à leurs cor­po­ra­tions dis­soutes par les lois de 1791 et les légi­ti­mistes des années 1820 – 1880 dont cer­tains n’hésiteront pas à se for­mer en une « Mon­tagne blanche » ouvrié­riste et « révo­lu­tion­naire » face au nou­vel ordre bour­geois né de l’industrialisation du XIXe siècle, jusqu’aux mili­tants de L’Accord Social de Fir­min Bac­con­nier et à ses suc­ces­seurs de Notre Ave­nir Fran­çais de Robert Lecompte qui, dans les années 1960 – 1990, main­te­naient la flamme de ce roya­lisme social ordon­né autour des écrits et idées de La Tour du Pin…
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