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Pre­mier acte de résis­tance à l’ennemi : Le 11 novembre 1940

Par Camille Berth

Aujourd’­hui, à 19h30 en haut des Champs-Ély­sées (côté pair) à Paris.

Le 11 novembre 1940, les roya­listes d’Action Fran­çaise orga­ni­sèrent, avec d’autres patriotes, la grande mani­fes­ta­tion d’étudiants de l’Arc de triomphe. La jeu­nesse de France défia ce jour là l’occupant alle­mand, en colère contre la pas­si­vi­té de son peuple qui tolé­rait que la France fût à ce point abais­sée. C’é­tait la pre­mière mani­fes­ta­tion de résis­tance contre les forces enne­mies occu­pant Paris.

Les troupes d’oc­cu­pa­tion avaient bien enten­du inter­dit toute com­mé­mo­ra­tion de la vic­toire de 1918. Les étu­diants et lycéens pari­siens déci­dèrent d’en faire un sym­bole de résis­tance. L’i­ni­tia­tive de la mani­fes­ta­tion revient lar­ge­ment à la Cor­po de droit, fon­dée en 1934, et lar­ge­ment péné­trée par les idées de l’Ac­tion fran­çaise. Il y eut bien sûr d’autres natio­naux, des gaul­listes de la pre­mière heure, et même quelques com­mu­nistes bra­vant les ordres du par­ti, mais les prin­ci­paux ani­ma­teurs de la mani­fes­ta­tion, André Per­tu­zio, pré­sident de la Cor­po, Alain Griot­te­ray, Jean Ebstein-Lan­ge­vin, vice-pré­sident de la Cor­po, étaient issus de la mou­vance royaliste.

Vers 17 h 30, plu­sieurs mil­liers de mani­fes­tants conver­geaient donc vers l’É­toile. 155 d’entre eux furent incar­cé­rés à la pri­son de la San­té, dont 19 étu­diants et 93 lycéens : les jeunes avaient mon­tré col­lec­ti­ve­ment leur enga­ge­ment pré­coce contre l’oc­cu­pant. Dans la presse col­la­bo­ra­tion­niste, celle de Doriot et de Déat, la mani­fes­ta­tion fut lar­ge­ment dénon­cée comme un coup des Came­lots du Roi. Les traîtres ne s’é­taient pas trompés…

Cette mani­fes­ta­tion est com­mé­mo­rée par une plaque en haut des Champs-Ély­sées. En cette date anni­ver­saire de l’Armistice de la Grande Guerre durant laquelle nos aïeux sont tom­bés pour défendre leur bien le plus pré­cieux, leur patrie, l’Ac­tion fran­çaise pose­ra cette année encore un acte de pié­té filiale pour défendre notre héri­tage à l’image de nos devan­ciers de 14 – 18 comme de 1940.

Un hom­mage par­ti­cu­lier sera ren­du à André Per­tu­zio, pré­sident de l’As­so­cia­tion des Anciens du 11 novembre 40, membre de l’Ac­tion fran­çaise, décé­dé en début d’année.

La jeu­nesse fran­çaise dépo­se­ra une gerbe sous la plaque com­mé­mo­ra­tive, sise en haut des Champs-Élysées.