La Lozère en émoi

La Lozère en émoi

Par Portemont

Un loup seul aurait attaqué un troupeau de brebis, à Pelouse, petite commune située en amont de Mende, en Lozère.

L’éleveur affirme être tombé nez à nez avec le loup qui s’en est pris à ses brebis. Il déclare «  Devant moi, je vois passer le loup en furie !  »

Allant voir ses bêtes, comme chaque soir vers 20 h 30 Jean-David Julien, agriculteur et éleveur en Lozère relate la rencontre  :
«  Je rentre dans le parc et devant moi je vois passer le loup mais en furie ! Il est passé tellement vite, je l’ai surpris… Il a sauté la clôture ; je n’ai pas essayé de courir après, je suis vite allé voir mes brebis parce que je me suis dit, oulà, y a un truc anormal  »  

Bilan de l’attaque : au moins trois brebis blessées, toutes mordues au cou.L’une d’elle risque l’euthanasie. Pourtant cette attaque ne sera pas forcement reconnue et l’éleveur pourrait bien ne pas être indemnisé.

Photos à l’appui, la coordination rurale dénonce l’installation de meutes de loups en Lozère. Ses preuves : des clichés provenant d’un piège photo pour sangliers, prises dans le secteur où l’attaque a eu lieu. Deux loups, ensemble, ont été photographiés les 11 et 12 juin 2019, dates qui figurent sur les photos, sur le secteur de Pelouse, affirme Alain Pouget, administrateur de la Coordination rurale 48, qui précise :

«  Je pense que la préfecture aura le plus grand mal cette fois-ci à encore nous dénier la responsabilité qui est la leur au niveau au moins de la reconnaissance non seulement bien évidemment de la présence de meutes et de la reproduction  »   

Des analyses ADN prélevées sur les bêtes ont été envoyées à un laboratoire, elles doivent déterminer s’il s’agit bien d’une attaque de loup. Pour identifier et comptabiliser la population des loups en Lozère, les principaux syndicats agricoles  du département réclament que prélèvements et analyses ADN deviennent systématiques en cas d’attaque.

Le 23 mai 2019 un loup été retrouvé mort le long d’une route sur la commune de Châteauneuf-de-Randon commune située dans la Zone de Présence Permanente de la Margeride. Depuis plusieurs années la présence du loup est avérée.

L’ONCFS a pris en charge la dépouille de l’animal afin de faire procéder à une autopsie pour établir les causes de sa mort.

Nos amis des bêtes et le monde écolo criaient haro sur les éleveurs et les chasseurs. Le loup, bien sûr, ne pouvait qu’avoir été empoisonné.

Les analyses ont conclu à une mort d’origine traumatique consécutive à une collision routière. Autrement dit un banal accident de la circulation… Il s’agissait d’un loup mâle de 31 kg et l’usure des dents correspondait à un animal subadulte. Les analyses génétiques ont permis de préciser que ce loup était inconnu sur notre territoire national mais qu’il était de lignée italo-alpine tout comme la majorité de la population lupus actuellement présente chez nous.

Le loup est un grand voyageur capable de trajectoire de 30 à 60 kms par jour. A la surprise de tous, dès 2007, les analyses de poils et d’excréments pouvaient préciser la présence de deux loups de type «  Italie-Mercantour  » dont l’un, adulte, venait directement du Mercantour et qu’il avait été formellement répertorié dans cette région. Où étaient-ils localisés  ? Dans le massif du Carlit dans les Pyrénées orientales  !

Au grand dam de la galaxie écolo José Bové se faisait médiatiquement tirer dessus à boulets rouges en 2012 pour avoir conseiller sur une radio de «  tirer sur les loups  » en cas d’attaque de troupeau. Quand près de 200 éleveurs du Gard, de l’Aveyron, de la Lozère et de l’Hérault font l’ascension de mont Aigoual en juillet 2017 pour dénoncer les attaques des loups sur leurs troupeaux l’information est contenue au niveau local.

Et José Bové, pragmatique, de récidiver cette même année en déclarant  : «  Le loup ne fait pas de politique. On se rend bien compte que le principal garde-manger du loup, ce sont les troupeaux de brebis. Arrêtons de mentir aux éleveurs  ». Fin connaisseur de la situation il mettait le doigt sur un problème majeur à venir.

Sur le Larzac au moins 4 loups hybrides ont été identifiés. «   On a aucune connaissance sur ces hybrides. Si les loups sont protégés par la Convention de Berne, les hybrides eux, ne le sont pas. Ils doivent être abattus… y compris à l’intérieur de meutes dans lesquelles ils se seraient reproduits. Si on les laisse infiltrer les meutes, plus rien ne sera contrôlable.  »

Et de dénoncer la vision jusqu’au-boutiste des associations «  environnementales  » qui à terme peut détruire toute activité humaine pastorale.

Il ne se fait pas le chantre d’une quelconque haine contre le loup. José Bové fait preuve d’empirisme organisateur…

A suivre.

https://www.loupfrance.fr/suivi-du-loup/situation-du-loup-en-france/
https://www.google.fr/search?q=loup+en+france+carte+2019&sa=X&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=ImjU5VoF8AddjM%253A%252CuZmBe1vgVgg0CM%252C_&vet=1&usg=AI4_-kRSJDWtpRTloBwLBlL5P8E0JspdAA&ved=2ahUKEwjNz_rLhZHlAhURJBoKHQhwDaQQ9QEwA3oECAcQCg&biw=808&bih=525#imgrc=61RDgaaWnAuTSM :&vet=1
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/lozere/mende/nouvelle-attaque-loup-suspectee-pelouse-pres-mende-lozere-1720051.html