Contre le CETA, véri­table dan­ger pour les agri­cul­teurs fran­çais et pour l’en­vi­ron­ne­ment.
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Contre le CETA, véri­table dan­ger pour les agri­cul­teurs fran­çais et pour l’en­vi­ron­ne­ment.

Ain­si, et mal­gré l’opposition forte d’une par­tie de l’opinion, de la classe poli­tique et des agri­cul­teurs fran­çais, déjà fort éprou­vés ces der­niers temps, le CETA, trai­té de libre-échange entre l’Union euro­péenne et le Cana­da, a été voté par les dépu­tés fran­çais, et il devra aus­si être rati­fié par les autres pays de l’UE pour pou­voir entrer en plein exer­cice, même s’il est déjà appli­qué en grande par­tie depuis deux ans. En fait, ce vote n’est pas une bonne nou­velle et il montre l’hypocrisie d’une Répu­blique qui invite le midi une jeune Sué­doise à par­ler de lutte contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique et vote, dans la fou­lée, pour un trai­té qui est un démen­ti à toute stra­té­gie éco­lo­gique cré­dible… D’ailleurs, l’étonnante hési­ta­tion de Gre­ta Thun­berg à l’égard de ce trai­té de libre-échange appa­raît assez contra­dic­toire avec le mes­sage d’alerte qu’elle est cen­sée déli­vrer, elle qui dénonce avec force les excès de la socié­té de consom­ma­tion : car, n’est-ce pas la « flui­di­té » orga­ni­sée de la mon­dia­li­sa­tion et favo­ri­sée par le libre-échange qui est la cause prin­ci­pale des rejets mas­sifs de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ? N’est-ce pas le fait de pro­duire là-bas et loin pour vendre ici (dans une logique de bas coûts et de plus-values qui pro­fite d’abord aux grandes socié­tés trans­na­tio­nales et à leurs action­naires) qui est mor­ti­fère pour l’environnement sous toutes ses formes ? A quoi servent les cris d’alarme si l’on refuse de voir et de com­battre les causes de l’incendie ? Si je ne remets pas for­cé­ment en cause la sin­cé­ri­té de cette jeune fille, je crains que son mes­sage ne s’inscrive que trop bien dans la logique domi­nante contem­po­raine du capi­ta­lisme et de la mon­dia­li­sa­tion libé­rale, logique qu’il est pour­tant néces­saire de dénon­cer et de rem­pla­cer.

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