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L’ultime manœuvre du clan Bou­te­fli­ka pour ten­ter de pro­lon­ger le qua­trième man­dat présidentiel

Charles Maur­ras disait de la Répu­blique qu’elle gou­verne mal mais qu’elle se défend bien. L’on peut dire la même chose d’un régime algé­rien aux abois qui vient de ten­ter une ultime manœuvre pour pro­lon­ger sa survie.

Car, en somme, ce qu’ont obte­nu les mil­lions d’Algériens qui mani­fes­taient contre un cin­quième man­dat d’Abdelaziz Bou­te­fli­ka, c’est tout sim­ple­ment le pro­lon­ge­ment de son qua­trième… Avec un report des élec­tions et un régime maître du temps qui va désor­mais uti­li­ser toutes ses cour­roies de trans­mis­sion pour embrouiller la situa­tion, divi­ser les contes­ta­taires et ten­ter toutes les pro­vo­ca­tions. Y com­pris celles qui pour­raient conduire à un bain de sang afin de lui per­mettre d’apparaître comme le garant de la stabilité.

La manœuvre réus­si­ra-t-elle ? Il est per­mis d’en dou­ter car la ficelle est bien grosse. L’opinion algé­rienne n’est pas dupe et elle n’a plus peur ; d’autant plus que la police a déjà lar­ge­ment fra­ter­ni­sé avec la foule. Quant à l’armée, elle n’est plus le bloc mono­li­thique des décen­nies pas­sées et, à force de vou­loir « finas­ser », le vieux géné­ral Gaïd Saleh  a fini par en perdre le contrôle. Désor­mais, en son sein, la nou­velle géné­ra­tion n’en peut plus du « chi­ba­nisme » ancré sur les réfé­rences à une his­toire que tous savent être fabriquée[1].

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