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Bonne démo­gra­phie et bon emploi font de bonnes retraites.

La réforme des retraites va bien­tôt être dis­cu­tée et le gou­ver­ne­ment pré­pare ses argu­ments et sa stra­té­gie, atten­dant juste que le mou­ve­ment des Gilets jaunes, désor­mais accu­sé de tous les maux du pays, se soit dis­si­pé comme un mau­vais rêve, ce qui n’est pas, à l’heure actuelle, tota­le­ment assu­ré… Néan­moins, les Fran­çais com­mencent à s’interroger, par­fois à s’inquiéter des pro­jets gou­ver­ne­men­taux qui semblent obéir à une logique comp­table impo­sée par Bruxelles plu­tôt qu’à un juste trai­te­ment de la ques­tion épi­neuse de « l’après-travail ». Ain­si, la ques­tion est par­fois évo­quée dans les réunions du Grand débat natio­nal, mais aus­si dans les colonnes des Cour­riers de lec­teurs, comme dans La Croix du lun­di 11 février qui publie une lettre courte mais de bon sens qui mérite d’être repro­duite et commentée.

« Le choix de la France d’avoir un sys­tème de retraite basé essen­tiel­le­ment sur la répar­ti­tion est judi­cieux. C’est le sys­tème le plus sûr, le moins ris­qué. Les évo­lu­tions démo­gra­phiques sont pré­vi­sibles sur le long terme, alors que les évo­lu­tions de la Bourse sont impré­vi­sibles, même à très court terme. » Aus­si impar­fait qu’il puisse être, il est vrai que le sys­tème de retraite par répar­ti­tion dépend très lar­ge­ment des dyna­miques démo­gra­phiques natio­nales, et non des jeux finan­ciers et d’intérêts d’actionnaires sou­vent peu concer­nés par les notions et sen­ti­ments de jus­tice sociale. Les don­nées et pers­pec­tives démo­gra­phiques, évo­lu­tives, sont aus­si lar­ge­ment influen­cées par la poli­tique fami­liale que l’Etat sou­tient ou pro­meut, et cela per­met une cer­taine visi­bi­li­té sur les décen­nies sui­vantes, même si cela implique éga­le­ment une atten­tion sou­te­nue de l’Etat et des pou­voirs publics (et éven­tuel­le­ment des par­te­naires sociaux) à l’égard des mou­ve­ments démo­gra­phiques et une stra­té­gie for­cé­ment et for­te­ment enra­ci­née dans la durée.

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