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Former French boxing champion, Christophe Dettinger is seen during clashes with French Gendarmes as part of a demonstration by the "yellow vests" on the passerelle Leopold-Sedar-Senghor bridge in Paris, France, January 5, 2019. Picture taken on January 5, 2019. REUTERS/Gonzalo Fuentes - RC159E9BFC70

Chris­tophe Det­tin­ger veut por­ter plainte pour « injure raciale » contre Emma­nuel Macron

Chris­tophe Det­tin­ger s’en est pris aux forces de l’ordre le 5 jan­vier 2019, à Paris. Gon­za­lo Fuentes/REUTERS

L’ex-boxeur, accu­sé d’a­voir frap­pé deux gen­darmes le 5 jan­vier der­nier à Paris, se dit « cho­qué » par les pro­pos du chef de l’É­tat, qui a décla­ré dans un entre­tien que l’an­cien spor­tif n’a­vait « pas les mots d’un gitan ».

À cinq jours du début de son pro­cès – il doit être jugé pour avoir frap­pé deux gen­darmes le 5 jan­vier der­nier lors d’une mani­fes­ta­tion des « gilets jaunes à Paris -, l’ex-boxeur Chris­tophe Det­tin­ger fait de nou­veau par­ler de lui. L’an­cien spor­tif va por­ter plainte contre Emma­nuel Macron pour « injure raciale » et « dif­fa­ma­tion », indique son avo­cat, Hugues Vigier au Figa­ro. Les pro­pos du chef de l’É­tat remontent au 31 jan­vier. Au cours d’un entre­tien avec des jour­na­listes, le pré­sident avait lon­gue­ment évo­qué la crise des « gilets jaunes ». Il était éga­le­ment reve­nu sur le cas du « gitan de Mas­sy », dont le pro­cès aura lieu le 13 février au tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Paris. « Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan », avait-il décla­ré selon Le Point. « Il s’a­git d’une injure visant un groupe ou une eth­nie », assure l’a­vo­cat, man­da­té pour rédi­ger la citation.

L’ex-cham­pion de France des lourds légers a été « cho­qué » par les pro­pos d’Em­ma­nuel Macron, selon son conseil. « Pour lui, ça a été d’une vio­lence inouïe », com­plète-t-il. L’a­vo­cat dénonce éga­le­ment d’autres décla­ra­tions du chef de l’É­tat. « Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre, il a été brie­fé par un avo­cat d’ex­trême gauche. Ça se voit ! », avait-il décla­ré dans le même entre­tien, en réfé­rence à la vidéo dif­fu­sée sur Face­book dans laquelle Det­tin­ger dit avoir « mal réagi ». « Il est sur le mode “théo­rie du com­plot”, comme si mon client avait été trop bête pour avoir pen­sé ça tout seul. C’est archi-violent. Il le fait pas­ser pour un débile men­tal alors qu’il est cen­sé pré­ser­ver la cohé­sion sociale », déplore Hugues Vigier.

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