Noël, l’es­pé­rance au-delà des déses­pé­rances…
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Noël, l’es­pé­rance au-delà des déses­pé­rances…

La fête de Noël n’est pas un moment ordi­naire et le croyant y trouve aus­si des rai­sons d’espérer quand l’incroyant la vit sur­tout comme le retour des joies et des plai­sirs simples de la table et de la famille, mais c’est tou­jours, pour l’un comme pour l’autre, la joie de Noël qui s’exprime. Les enfants attendent la récom­pense de leur pre­mier tri­mestre stu­dieux, chan­tant par­fois le soir autour de la crèche qui, elle, attend son prin­ci­pal per­son­nage, dépo­sé déli­ca­te­ment sur son lit de paille dans la nuit de la Nati­vi­té. Tant de sou­ve­nirs me remontent à la mémoire, en ce jour par­ti­cu­lier qui s’annonce : autour de la grande crèche fami­liale, nous nous retrou­vions le soir, à l’orée du cou­cher, et nous allu­mions les petites bou­gies colo­rées avant d’entonner quelques chants, inva­ria­ble­ment clos par un vibrant et har­mo­nieux « In excel­sis Deo ». Ce rituel ne ces­sait pas lorsque j’étais chez mes grands-parents Lechap­tois, mais la crèche était alors toute petite et en plas­tique, ce qui n’enlevait rien à ma fer­veur enfan­tine et à celle de Mamé. Jours heu­reux…

Aujourd’hui, si je suis plus près de l’hiver que de l’enfance, je n’ai pas per­du mes espé­rances de Noël, même si les années pas­sées ont effa­cé tant de visages fami­liers, les rédui­sant au sou­ve­nir par­fois attris­té, à cette nos­tal­gie qui m’envahit par­fois plus que de rai­son, celle d’un monde ancien qui était le mien avant que de deve­nir celui, incer­tain, des temps contem­po­rains. Les évé­ne­ments récents n’incitent pas for­cé­ment à l’optimisme mais doivent sus­ci­ter, dans le même temps, une espé­rance « rai­son­nable » mais aus­si, sans être contra­dic­toire, « pas­sion­née ».

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