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Ni extrême gauche, ni extrême droite, Gilets jaunes en séces­sion : les élites désem­pa­rées face à l’extrême-peuple

En cette période trou­blée, consé­quence iné­luc­table des pro­fondes muta­tions à l’œuvre dans nos socié­tés, peut-être n’est-il pas inutile de se sou­ve­nir de la dis­tinc­tion pro­po­sée par Nico­las Machia­vel entre « la pen­sée du Palais » et « la pen­sée de la place publique ! »

Dis­tinc­tion, désac­cord, écart, lorqu’on regarde, sur la longue durée, les his­toires humaines, il est fré­quent que le peuple fasse séces­sion. Seces­sio ple­bisd’antique mémoire, au cours de laquelle les plé­beiens se « retirent sur l’Aventin ». De nos jours, plus pro­saï­que­ment, ils occupent les ronds-points de la France péri­phé­rique. Mais quels sont les patri­ciens pou­vant rame­ner la concorde et le calme des esprits ?

Voi­là qui n’est pas évident, tant est grand le désar­roi des élites. Les experts ne font plus recette, les poli­tiques sont décon­si­dé­rés, les jour­na­listes sus­citent la méfiance. Ce qui fait que les belles âmes, pétries de bons sen­ti­ments, occu­pant les pla­teaux des étranges lucarnes et trus­tant les colonnes des prin­ci­paux jour­naux ont peur. Il fau­drait être Cer­van­tès pour décrire ces « che­va­liers à la triste figure » lut­tant contre des mou­lins à vent . En la matière, la condam­na­tion, sans appel, de l’extrême gauche ou plus encore et d’une manière obses­sive de l’extrême droite, auto­ma­ti­que­ment syno­nyme de dan­ger fas­ciste. Rien de moins !

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