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Macron, l’Al­gé­rie, la repen­tance et le deux poids, deux mesures

Le 9 juin 1957, un atten­tat au casi­no de la Cor­niche, à Bab el-Oued, fait 8 morts et 92 bles­sés. Mau­rice Audin avait contri­bué à l’ex­fil­tra­tion du ter­ro­riste res­pon­sable du car­nage. Pho­to © AFP

Oui, comme l’a confir­mé Emma­nuel Macron, Mau­rice Audin, 25 ans, est mort à Alger, le 21 juin 1957, au cours d’un inter­ro­ga­toire conduit, sous la tor­ture, par un offi­cier de la 10e divi­sion para­chu­tiste. Mais, notre pré­sident de la Répu­blique aurait pu pré­ci­ser que, depuis le 7 jan­vier 1957, les mili­taires agis­saient en toute liber­té, forts des pou­voirs de police que leur avait octroyés le gou­ver­ne­ment socia­liste, avec l’accord des com­mu­nistes, pour mener la bataille d’Alger contre le Front de libé­ra­tion natio­nale. « L’Algérie, c’est la France ! », ton­nait déjà, aux pre­miers signes de rébel­lion, le jeune ministre de l’Intérieur Fran­çois Mitterrand.

La popu­la­tion euro­péenne vivait dans une angoisse col­lec­tive. Une ter­reur per­ma­nente. Le FLN tuait au hasard. À la gre­nade, au pis­to­let, au cou­teau, au rasoir. Dans la rue, sur les plages, aux ter­rasses des brasseries.

L’attentat déjoué, en novembre 1956, contre l’usine à gaz d’Alger où un mili­tant com­mu­niste s’apprêtait à dépo­ser une bombe à retar­de­ment avait fait prendre conscience aux auto­ri­tés que le ter­ro­risme était désor­mais par­tout. D’où cet appel à l’armée et les excès qui ont pu en résulter.

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