Le concert du rap­peur Médine au Bata­clan fait polémique

Le concert du rap­peur Médine au Bata­clan fait polémique

Le 13 novembre 2015, 90 per­sonnes ont trou­vé la mort au Bata­clan. EDMOND SADAKA/SIPA

Des élus de droite et d’ex­trême droite jugent pro­vo­cantes les paroles du rap­peur dont un album s’in­ti­tule Jihad. Les poli­tiques ont pro­mis de tout faire pour empê­cher le concert de se dérou­ler au sein du Bata­clan en octobre.

Depuis l’an­nonce d’un concert de Médine au Bata­clan, à Paris, la polé­mique enfle. Des élus LaREM, LR et Ras­sem­ble­ment natio­nal (ex-FN) ont pro­tes­té dimanche contre le spec­tacle, pré­vu en octobre, du rap­peur havrais. Ce der­nier avait sus­ci­té une polé­mique en 2015 avec le titre Don’t Laïk, paru une semaine avant l’at­ten­tat contre Char­lie Heb­do. Sur le réseau social Twit­ter, dimanche, les hash­tags #Bata­clan et #Médine ont été lar­ge­ment uti­li­sés. Une péti­tion lan­cée sur change.org par Gré­go­ry Roose, ex-délé­gué dépar­te­men­tal du FN dans les Alpes-de-Haute-Pro­vence, avait été signée dimanche par 8 600 personnes.

La cause de cette révolte : les paroles du rap­peur. En 2015, dans son titre Don’t Laïk, il décla­rait : « Cru­ci­fions les laï­cards comme à Gol­go­tha / Le poly­game vaut bien mieux que l’a­mi Strauss-Kahn » ou encore « J’mets des fat­was sur la tête des cons ». Médine est éga­le­ment l’au­teur d’un album inti­tu­lé Jihad, le plus grand com­bat est contre soi-même…» (2005).

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