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A Paris, les cas­seurs enflamment le défi­lé du 1er Mai

Des indi­vi­dus cagou­lés ras­sem­blés devant une bar­ri­cade enflam­mée lors des mani­fes­ta­tions du 1er Mai à Paris. THOMAS SAMSON/AFP

En marge du défi­lé du 1er Mai à Paris, 1200 black blocs, mili­tants d’ul­tra­gauche, s’en sont pris aux forces de l’ordre et se sont livrés à des sac­cages. Deux cents ont été interpellés.

Cette fois, Paris a brû­lé. Vitrines cas­sées, mobi­liers urbains dégra­dés, engins de chan­tier et res­tau­rants incen­diés, poli­ciers pris à par­tie, inter­pel­la­tions en cas­cade… De spec­ta­cu­laires heurts, tant redou­tés depuis la veille par la Pré­fec­ture de police, ont émaillé le défi­lé du 1er Mai dans la capi­tale. « Comme je l’ai dit dès lun­di, des infor­ma­tions fai­saient craindre la venue de mili­tants radi­caux qui avaient décla­ré leur volon­té de trans­for­mer cette jour­née en un ren­dez-vous révo­lu­tion­naire », a rap­pe­lé le pré­fet de police Michel Del­puech, pré­ci­sant même que cer­tains pro­met­taient de faire un « 1er Mai en enfer ». Sur le ter­rain, les vio­lences ont été telles que, confor­mé­ment à ce qui avait été annon­cé la veille aux orga­ni­sa­teurs, la mani­fes­ta­tion a été détour­née avant son terminus.

Comme un mau­vais pré­sage, les poli­ciers inter­pellent peu après 14 heures, avant même que le cor­tège ne s’é­branle de la place de la Bas­tille, deux incon­nus por­teurs d’un sac gar­nis de burins et de mar­teaux. L’or­ches­tra­tion d’une casse en règle était comme pro­gram­mée. La bataille d’Aus­ter­litz s’est amor­cée vers 15 h 30. Non loin du pont épo­nyme, le nombre des black blocs venus pour en découdre passe vite de quelques dizaines à au moins 1 200  indi­vi­dus. Soit envi­ron trois à quatre fois plus que lors des pré­cé­dentes mani­fes­ta­tions. Tous ont pris soin de se retran­cher au beau milieu d’un « pré­cor­tège » abri­tant au total 14 .500 per­sonnes. « Quand les exac­tions ont com­men­cé, il y avait au moins un mil­lier de per­sonnes entre les black blocs et les forces de l’ordre , pré­cise Michel Del­puech. On ne pou­vait inter­ve­nir sans craindre de faire des dégâts col­la­té­raux .» « Nous vou­lions évi­ter à la fois par­mi les mani­fes­tants mais aus­si par­mi les forces de l’ordre qu’il y ait des bles­sés voire des morts », a ren­ché­ri le ministre de l’In­té­rieur Gérard Collomb.

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