Pour­quoi les végans ont tout faux

Pour­quoi les végans ont tout faux

Dans une exploi­ta­tion lai­tière près de Guin­gamp en novembre 2017. Pho­to Vincent Gou­riou

Ils sont peu nom­breux, mais ils ont une audience impres­sion­nante. Comme ce qu’ils disent semble frap­pé au coin du bon sens, celui de l’émotionnel et d’une morale binaire, le bien, le mal, c’est que ça doit être vrai. D’où le suc­cès de la pro­pa­gande végane, ver­sion poli­tique et extré­miste de l’abolitionnisme de l’élevage et de la viande, que l’on mesure sim­ple­ment : aujourd’hui, les opi­nions contraires, pour­tant majo­ri­taires, doivent se jus­ti­fier par rap­port à elle. Nous dénon­çons d’autant plus le mau­vais coup que porte le véga­nisme à notre mode de vie, à l’agriculture, à nos rela­tions aux ani­maux et même aux cou­rants végé­ta­riens tra­di­tion­nels, que nous sommes convain­cus de la néces­si­té d’en finir au plus vite avec les condi­tions impo­sées par les sys­tèmes indus­triels et d’aller vers une ali­men­ta­tion relo­ca­li­sée, pré­ser­vant la bio­di­ver­si­té et le pay­san, moins car­née, aus­si. L’Occident et les riches des pays du Sud consomment trop de viandes, et sur­tout de la mau­vaise viande. Au Nord comme au Sud, les sys­tèmes indus­triels ont chan­gé l’animal en machine à trans­for­mer la cel­lu­lose des plantes en pro­téines bon mar­ché pour le plus grand pro­fit des mul­ti­na­tio­nales et au détri­ment des pay­sans, des consom­ma­teurs, des sols, de l’eau et des ani­maux. Le bilan sani­taire et éco­lo­gique de ces rap­ports de tra­vail indignes aux ani­maux est tout aus­si mau­vais que celui du reste de l’agriculture pro­duc­ti­viste : on empoi­sonne les consom­ma­teurs avec de la mau­vaise viande, de mau­vais légumes et fruits, en dégra­dant l’environnement et la condi­tion pay­sanne. Ceci étant dit, regar­dons un peu les argu­ments avan­cés par les végans.

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