Vla­di­mir Pou­tine lar­ge­ment réélu pour un qua­trième mandat
TOPSHOT - Presidential candidate, President Vladimir Putin votes at a polling station during Russia's presidential election in Moscow on March 18, 2018. / AFP PHOTO / POOL / Yuri KADOBNOV

Vla­di­mir Pou­tine lar­ge­ment réélu pour un qua­trième mandat

Vla­di­mir Pou­tine a été réélu pour un qua­trième man­dat à la tête de la Rus­sie, dimanche. YURI KADOBNOV/AFP

De nom­breuses queues devant les bureaux de vote, en Rus­sie et à l’é­tran­ger, un score plé­bis­cite et record proche de 75 % des suf­frages, et une par­ti­ci­pa­tion supé­rieure à celle de 2012. Trois jours après avoir été dési­gné par le ministre des Affaires étran­gères bri­tan­nique Boris John­son, comme le com­man­di­taire de l’empoisonnement à Salis­bu­ry de l’ex espion russe, Ser­gueï Skri­pal, Vla­di­mir Pou­tine peut se tar­guer d’a­voir pris sa revanche à la maison.

L’homme fort du pays s’est fait sacrer par les urnes dimanche soir, pour la qua­trième fois de sa car­rière. Selon deux son­dages sor­tis des urnes réa­li­sés par les ins­ti­tuts Vtsiom et Fom, celui-ci obtien­drait entre 73,9 % et 76, 3 % des voix, devan­çant de très loin ses chal­len­gers. Le com­mu­niste Pavel Grou­di­nine et le natio­na­liste Vla­di­mir Jiri­novs­ki, dont les deux par­tis sont repré­sen­tés à la Dou­ma, se voient cré­di­ter res­pec­ti­ve­ment d’en­vi­ron 11 % et 6 % des suf­frages. Les cinq sui­vants se récoltent les miettes. Les résul­tats ont été aus­si­tôt contes­tés par l’op­po­si­tion et plu­sieurs ONG qui ont dénon­cé des mil­liers de fraudes et d’irrégularités.

Le pré­sident devait célé­brer sa vic­toire sur la place Rouge en même temps que l’an­ni­ver­saire de l’an­nexion de la Cri­mée, enté­ri­née le 18 mars 2014. Un concert inti­tu­lé « Rus­sie, Sébas­to­pol, Cri­mée » a été don­né à deux pas des murailles du Krem­lin alors que la France décla­rait dans un com­mu­ni­qué qu’elle ne recon­naî­trait pas le scru­tin orga­ni­sé dans la pénin­sule, à l’u­nis­son pro­bable de l’U­nion euro­péenne. La veille de l’é­lec­tion, same­di, Mos­cou avait annon­cé l’ex­pul­sion de 23 diplo­mates bri­tan­niques, ain­si que la fer­me­ture du Bri­tish Coun­cil, en repré­sailles aux sanc­tions qua­si iden­tiques adop­tées par Londres en milieu de semaine dernière.

La suite