« En tant qu’­ho­mo­sexuels, il est de notre devoir de prendre posi­tion contre la PMA et la GPA »

« En tant qu’­ho­mo­sexuels, il est de notre devoir de prendre posi­tion contre la PMA et la GPA »

Les États géné­raux de la bioé­thique étu­dient actuel­le­ment l’ou­ver­ture de la pro­créa­tion médi­ca­le­ment assis­tée aux femmes seules et aux couples de femmes. Dovi­de­na / CC.

Le jeu­di 18 jan­vier se sont ouvert les États géné­raux sur la bioé­thique où il sera offi­ciel­le­ment dis­cu­té de l’ou­ver­ture de la PMA aux couples de femmes, c’est-à-dire une PMA sans père, et offi­cieu­se­ment de la ques­tion de la léga­li­sa­tion de la GPA (qui, bien que concer­nant tous les couples, devrait aus­si per­mettre aux couples homo­sexuels hommes de « conce­voir » un enfant). C’est en tant qu’­ho­mo­sexuels que nous sou­hai­tons aujourd’­hui prendre posi­tion contre ce que nous esti­mons être de graves dérives, réa­li­sées au nom d’un indi­vi­dua­lisme exa­cer­bé et contre ce qui n’est rien d’autre qu’une ten­ta­tive de bri­ser l’in­ter­dit entou­rant la réi­fi­ca­tion du corps humain. Notre démarche s’ins­crit par ailleurs dans une volon­té de bri­ser le mono­pole des asso­cia­tions dites LGBT, repré­sen­tantes auto­pro­cla­mées des per­sonnes homo­sexuelles, dans leur pré­ten­tion à incar­ner l’en­semble des voix de celles-ci. Face à la gra­vi­té de la situa­tion et des enjeux éthiques sou­le­vés, nous esti­mons qu’il est de notre devoir de citoyens et de notre res­pon­sa­bi­li­té morale de prendre publi­que­ment posi­tion afin de faire entendre une voix alter­na­tive et raisonnable.

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