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Tri­bune de Mgr Michel Aupe­tit à pro­pos de la loi bioéthique

Cer­tains pour­ront s’étonner qu’un évêque prenne la parole sur des sujets poli­tiques. Est-ce vrai­ment son rôle ? Un évêque de l’Église catho­lique se doit d’annoncer l’Évangile, de per­mettre à cha­cun de ren­con­trer Dieu et de pro­po­ser à tous d’entrer dans la Vie éter­nelle que le Christ a ouverte par sa résurrection.

Jus­te­ment, par son incar­na­tion, le Christ, le Fils de Dieu, est venu trans­fi­gu­rer notre vision de l’homme en lui confé­rant une digni­té indé­pas­sable et ceci quelle que soit son ori­gine eth­nique, sa situa­tion sociale, son sexe, sa culture ou son âge. Saint Paul l’explique très bien quand il écrit aux chré­tiens de Gala­tie : « Il n’y a plus ni juifs ni païens, ni esclaves ni hommes libres, ni l’homme ni la femme, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Galates 3, 28). Cette uni­té de l’humanité qui doit réa­li­ser une fra­ter­ni­té uni­ver­selle est un tra­vail essen­tiel de l’Église. Voi­là pour­quoi les évêques s’autorisent à prendre la parole sur des sujets de socié­té qui touchent à la digni­té humaine quand celle-ci est gra­ve­ment attaquée.

Le pro­jet de loi bioé­thique en dis­cus­sion touche aux fon­de­ments les plus essen­tiels sur les­quels sont bâties nos socié­tés humaines : la filia­tion, la non-mar­chan­di­sa­tion du corps humain, le res­pect de toute vie de sa concep­tion jusqu’à sa mort natu­relle, l’intérêt supé­rieur de l’enfant, une méde­cine phi­lan­thro­pique et non mar­chande, une éco­lo­gie humaine où le corps n’est pas un ins­tru­ment mais le lieu de l’édification de la personnalité.

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