La réforme de l’en­trée à l’u­ni­ver­si­té, ver­sion 2017. Par­tie 2 : la ques­tion du bac­ca­lau­réat de demain.
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La réforme de l’en­trée à l’u­ni­ver­si­té, ver­sion 2017. Par­tie 2 : la ques­tion du bac­ca­lau­réat de demain.

Si l’on en croit le gou­ver­ne­ment actuel, le bac­ca­lau­réat va enfin être réfor­mé, pour lui redon­ner cré­dit et effi­ca­ci­té : « vaste pro­gramme », aurait pu s’ex­cla­mer le géné­ral de Gaulle ! Car, au fil du temps, cet exa­men qui est cen­sé être, une fois pas­sé avec suc­cès par le can­di­dat, le pre­mier diplôme uni­ver­si­taire, s’est trou­vé tota­le­ment dis­cré­di­té par des taux pha­ra­mi­neux de réus­site quand, dans le même temps, le niveau d’en­semble des bache­liers sem­blait for­te­ment bais­ser, aidé en cela par la déma­go­gie ambiante et des consignes ins­pec­to­rales laxistes et, en défi­ni­tive, injustes. Au point que son uti­li­té a pu être remise en cause et que cer­tains ensei­gnants et quelques intel­lec­tuels comme Jacques Jul­liard n’ont pas hési­té à deman­der sa sup­pres­sion pure et simple, en par­ti­cu­lier ces der­nières années, mar­quées par de nom­breux inci­dents et erreurs, y com­pris dans les sujets pro­po­sés à l’exa­men ! (1)

La piste d’un bac­ca­lau­réat à quatre épreuves ter­mi­nales et un contrôle conti­nu sur l’an­née, peut-être même sur deux ans (les classes de Pre­mière et de Ter­mi­nale), est inté­res­sante, mais il n’est pas sûr qu’elle soit suf­fi­sante pour régler tous les pro­blèmes de la pré­pa­ra­tion aux études sui­vantes. Tout comme la pro­po­si­tion d’en finir avec des filières S, ES et L, qui ne jouent plus vrai­ment leur rôle en tant que telles, et de les rem­pla­cer par une sorte de « lycée modu­laire » qui per­met­trait aux lycéens de construire leur propre par­cours, selon leurs affi­ni­tés mais aus­si selon leurs capa­ci­tés et com­pé­tences concrètes, les unes et les autres prises en compte pour évi­ter à la fois la démo­ti­va­tion et la per­di­tion : un équi­libre sub­til, sans doute pas tou­jours facile à trou­ver, mais plus juste, autant pour l’é­lève que pour les ensei­gnants des for­ma­tions choi­sies.

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