L’Al­le­magne se pré­pare au choc des natio­na­listes de l’AfD
Top candidate of the Alternative for Germany (AfD) Alexander Gauland (L) and top candidate of the Alternative for Germany (AfD) Alice Weidel celebrate on stage during an election night event in Berlin during the general election on September 24, 2017.

L’Al­le­magne se pré­pare au choc des natio­na­listes de l’AfD

Alexan­der Gau­land et Alice Wei­del, co-têtes de liste d’Al­ter­na­tive für Deut­schland , célèbrent leur vic­toire dimanche à Ber­lin. JOHN MACDOUGALL/AFP

Le Bun­des­tag se pré­pare. Au len­de­main des élec­tions de dimanche, la droite radi­cale va faire son entrée au Par­le­ment alle­mand. Cré­di­tée de 13% des suf­frages, l’AfD pour­rait dis­po­ser de 86 à 89 dépu­tés dans la pro­chaine Assem­blée. « Nous allons chan­ger ce pays », s’est féli­ci­té la co-tête de liste, Alexan­der Gau­land, quelques minutes après la publi­ca­tion des pre­miers son­dages des télé­vi­sions publiques, dimanche soir, en pro­met­tant de mener « une chasse » contre Ange­la Mer­kel. « Nous sommes face à un nou­veau grand défi, l’en­trée de l’Afd au Bun­des­tag », a aus­si­tôt admis la chan­ce­lière, qui s’est pro­mis de

Dans son der­nier dis­cours devant les dépu­tés, avant le scru­tin, le ministre des Affaires étran­gères SPD Sig­mar Gabriel avait fait part de son amer­tume « parce que je sais que lorsque je revien­drai ici, de véri­tables nazis auront fait leur retour à la tri­bune du Reichs­tag pour la pre­mière fois depuis 1945. » Pour la démo­cra­tie alle­mande, c’est d’ores et déjà un choc poli­tique et un casse-tête orga­ni­sa­tion­nel. Le règle­ment des débats a ain­si été modi­fié pour que la pré­si­dence de la séance d’ou­ver­ture ne soit pas confiée au doyen : elle aurait pu reve­nir au lea­der de l’AfD Alexan­der Gau­land, 76 ans, qui récem­ment encore pro­po­sait aux Alle­mands « d’être fiers de leurs sol­dats durant la Seconde Guerre mon­diale ». Per­sonne ne sait non plus avec cer­ti­tude où ces nou­veaux dépu­tés se met­tront assis. Les ins­tances du Bun­des­tag devront en débattre parce que s’ils se placent à la droite de l’hé­mi­cycle, ils se trou­ve­ront alors au plus proche des bancs du gou­ver­ne­ment…