Au nom de la haine…

Au nom de la haine…

Le mer­cre­di 2 juin, les dépu­tés ont adop­té en pre­mière lec­ture le pro­jet de loi n° 4104 sur l’antiterrorisme et l’extension du ren­sei­gne­ment. La Répu­blique a déci­dé de péren­ni­ser les dis­po­si­tifs ini­tiés lors de l’état d’urgence en matière de sur­veillance des réseaux et d’accès aux don­nées des opé­ra­teurs. Elle veut éga­le­ment s’immiscer dans le champ reli­gieux pour contrô­ler « les pro­pos, les idées et les théo­ries » divul­gués dans les lieux de culte.

En lan­gage poli­tique, cela s’appelle l’extension des « mesures de pro­tec­tion » pour faire face à la menace terroriste.

Concrè­te­ment, l’État se dote de tous les moyens pour défi­nir les mesures indi­vi­duelles de contrôle admi­nis­tra­tif et de sur­veillance (MICAS) : quand cela concerne les déte­nus condam­nés pour apo­lo­gie du ter­ro­risme, c’est plu­tôt ras­su­rant. Mais quand il s’agit de tra­quer les citoyens lamb­da par la « tech­nique de l’algorithme » per­met­tant l’accès aux don­nées de navi­ga­tion sur Inter­net four­nies par les opé­ra­teurs télé­com, en l’élargissant aux URL de connexion, là, ça devient pro­blé­ma­tique du point de vue du res­pect des liber­tés individuelles.

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