Com­mu­ni­qué de Mon­sei­gneur le Comte de Paris à pro­pos de la crise sani­taire actuelle

Com­mu­ni­qué de Mon­sei­gneur le Comte de Paris à pro­pos de la crise sani­taire actuelle

« La rai­son, qui devrait nous dis­tin­guer des autres espèces, semble nous quit­ter. Tout nous est alors impo­sé par le haut, et lorsqu’il y a concer­ta­tion elle est conve­nue, ou pire, écou­tée mais non enten­due. Le dia­logue cour­tois est deve­nu rare. Il laisse la place à des échanges vio­lents et à la loi du plus fort.

Pris entre les affir­ma­tions péremp­toires et infan­ti­li­santes de cer­tains de nos res­pon­sables, et les avis d’experts auto­pro­cla­més, nombre de Fran­çais sont débous­so­lés et tendent à ne plus croire per­sonne d’autre qu’eux-mêmes. D’un autre côté, il est dif­fi­cile d’avoir les bonnes infor­ma­tions, les médias se conten­tant bien trop sou­vent de prendre des posi­tions conve­nues en fonc­tion d’objectifs poli­tiques ou com­mer­ciaux. C’est par­tout le règne du “moi je” et du rela­ti­visme, qui biaise le vrai dia­logue social.

La poli­tique, de son côté, n’offre plus d’espoir ou de des­tin autre que la ges­tion d’un déclin qui semble inévi­table. Les grands par­tis eux-mêmes ne se dis­tinguent plus, les libé­raux étant deve­nus liber­taires et les liber­taires libéraux. »

Le Cour­rier Royal