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Donc, fina­le­ment, on ferme les frontières !

Donc, fina­le­ment, on ferme les fron­tières. Pour­tant, « ce virus, il n’a pas de pas­se­port », expli­quait sans rire Emma­nuel Macron, le 12 mars 2020, à quelques jours de l’entrée de la France en Grand Confi­ne­ment. C’était il y a presque un an, il y a presque une éter­ni­té. Par cette affir­ma­tion le pré­sident de la Répu­blique se moquait en quelque sorte de tous ces bas du front et autres nez de bœuf qui en appe­laient depuis plu­sieurs semaines à la fer­me­ture moyen­âgeuse des fron­tières. Alors même qu’on s’apprêtait à dres­ser dans le pays autant de fron­tières qu’il y avait de com­munes, voire de quar­tiers (sou­ve­nons-nous du kilo­mètre à la ronde autour de chez soi), comme au bon vieux temps du che­va­lier du guet où l’on tom­bait la herse à l’entrée des villes, la nuit venue.

Dès le 29 jan­vier 2020, sou­ve­nons-nous, il y a tout juste un an, il y a tout juste une éter­ni­té, Marie Le Pen twee­tait : « Les pays, les uns après les autres, ferment leurs fron­tières ter­restres avec la Chine ou sus­pendent les vols vers ou en pro­ve­nance de la Chine. Et nous, on conti­nue à ne prendre aucune déci­sion ? » Le virus n’ayant pas de pas­se­port, nous appren­dra Emma­nuel Macron, un mois et demi après, il n’était donc pas ques­tion de fer­mer les fron­tières, dans une logique qui échap­pait, à l’évidence, à tous les esprits rétro­grades de ce pays.

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