Ciné­ma : Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait

Ciné­ma : Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait

Par Guil­hem de Tarlé

Art et Essai : Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, un film fran­çais d’Emmanuel Mou­ret, avec Vincent Macaigne et Camé­lia Jor­da­na (Fran­çois et sa com­pagne Daph­né), Niels Schnei­der (Maxime, le cou­sin de Fran­çois) et Émi­lie Dequenne (Louise, la pre­mière femme de Fran­çois), Jen­na Thiam et Guillaume Gouix (San­dra et Gas­pard, les amis de Maxime).

Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait… S’il y a un seul reproche à faire à ce film, c’est son titre… trop long qui ne reflète pas la très belle réalisation.

C’est pré­ci­sé­ment le réa­li­sa­teur, Emma­nuel Mou­ret, qui fut le cri­tère de mon choix, à qui l’on doit l’excellent Made­moi­selle de Jonc­quières(2018), dans lequel il maria la beau­té du décor, des cos­tumes et des dia­logues de Diderot…

Rebe­lote, de très beaux pay­sages et de magni­fiques pho­tos sur fond de musique clas­sique, des dia­logues contem­po­rains dont on aime­rait avoir le script pour les relire – sur l’amour, le désir et la fidé­li­té -, et de très jolies femmes dont, à la suite de Fran­çois, Maxime et Gas­pard, on ne peut pas ne pas tom­ber amoureux.

Mal­gré quelques coups de canif, « télé­pho­nés » mais bien légi­times – Désir, quand tu nous tiens – ce long-métrage reste très sain, sans la vul­ga­ri­té et le voyeu­risme qui carac­té­risent une large part de la pro­gram­ma­tion actuelle. Per­met­tez-moi d’ailleurs de mettre Louise en exergue et sa défi­ni­tion de l’amour qui rejoint Saint Paul : « L’amour ne jalouse pas ».

Bref 2H d’enchantement, non pas pour les ama­teurs de films d’action mais pour les sen­ti­men­taux et les roman­tiques (le suis-je ?) qui aiment, de sur­croit, nos beaux pay­sage et la langue française.

PS : vous pou­vez retrou­ver ce « com­men­taire » et 500 autres sur mon blog Je ciné mate.