Anne-Sophie Cha­zaud : autop­sie d’une révo­lu­tion cultu­relle à bas bruit

Anne-Sophie Cha­zaud : autop­sie d’une révo­lu­tion cultu­relle à bas bruit

La socié­té des sus­cep­tibles

Le para­doxe a déjà été rele­vé : aujourd’hui, on peut dire presque tout, sans ris­quer les sanc­tions de l’ancien monde (per­sé­cu­tion par l’État, pri­son, dépor­ta­tion). En revanche on le fait à nos risques et périls face à de nou­veaux arbitres des élé­gances : les cho­qués, les heur­tés, les bles­sés et autres offen­sés pro­fonds. Ceux-ci chassent en meute les pré­su­més cou­pables – la pré­somp­tion d’innocence appar­tient elle aus­si au vieux monde – sur les réseaux sociaux et dans les médias pour les frap­per d’ostracisme, de dis­qua­li­fi­ca­tion, ou de mort sociale et pro­fes­sion­nelle (Cf. Ligue du LOL). Par­fois de mort tout court (c’est le cas de Char­lie Heb­do, cou­pable d’”islamophobie”).

Retrou­vez la suite ici.