Bac­ca­lau­réat : un nivel­le­ment par le bas 100% français

Bac­ca­lau­réat : un nivel­le­ment par le bas 100% français

Par Charles de Blondin

Avec près de 96 % de réus­site au bac­ca­lau­réat, la cuvée 2020 pro­met d’être une grande année. Un record ! Il faut dire que le minis­tère de l’Éducation natio­nale a mis les moyens. Il s’est bat­tu pour que chaque petit fran­çais puisse aller à l’école, une obli­ga­tion pour libé­rer les parents et relan­cer ain­si la machine éco­no­mique du navire en détresse « France ».
L’usine à bache­lier a mar­ché comme pré­vu, la pro­duc­tion a été bonne. Une vraie entre­prise céréa­lière ! Mais quid de la qua­li­té ? Dans quel niveau de gamme vont entrer ces nou­veaux bache­liers sur le mar­ché de l’enseignement supé­rieur ? Bas de gamme, moyenne gamme ou haut de gamme ? Notre modèle d’enseignement est-il si bon que cela et nos jeunes si excel­lents pour ain­si arri­ver à ce chiffre pha­rao­nique de 96 % (95,7% exac­te­ment) ? Ou alors le niveau du bac­ca­lau­réat a‑t-il été consi­dé­ra­ble­ment abais­sé afin de tendre vers une dic­ta­ture pro­duc­ti­viste au mépris de la qua­li­té ? Il suf­fit de deman­der aux Fran­çais pour avoir la réponse : cha­cun en est conscient, per­sonne n’est dupe.

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