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Affaire Trao­ré : trop, c’est trop !

Par Jacques de Guillebon

Affaire Trao­ré : trop, c’est trop ! – La Nef

À peine sommes-nous sor­tis de nos grottes que la grande guerre de notre temps a repris. Sans crier gare, nous voi­là jetés dans un cau­che­mar dont on nous reproche en sus d’avoir depuis qua­rante ans vou­lu l’éviter : celui de la confron­ta­tion « raciale », ou au moins civi­li­sa­tion­nelle. Sans crier gare, des familles Trao­ré et des Tchét­chènes tapant sur des Magh­ré­bins et réci­pro­que­ment viennent squat­ter les feux de l’actualité, impo­sant leur sous-ordre à la France entière. Sans crier gare ? Nous, nous rigo­lons. Ça fait donc, comme on vient de le dire qua­rante, voire cin­quante ans qu’une par­tie lucide de la France aver­tit des dan­gers encou­rus par, disons-le net­te­ment tel­le­ment c’est évident, une immi­gra­tion de masse, inor­ga­ni­sée, subie, res­sem­blant de plus en plus à une inva­sion même si les moyens employés ne sont certes pas guer­riers. C’est un truisme, mais la déné­ga­tion de nos « élites », d’une grande part de la bour­geoise et même de nombre de Fran­çais de base a été telle devant le phé­no­mène qu’il convient de le rap­pe­ler : ce n’est pas un « mul­ti­cul­tu­ra­lisme » que l’on a créé ici, mais un « mul­ti­ci­vi­li­sa­tion­nisme » – quoique le mot soit hélas impro­non­çable. Car pétrie de dif­fé­rentes cultures, la France l’a tou­jours été et, que ce soit pas­sé de manière volon­taire ou par­fois un peu for­cée, un Alsa­cien qui ne par­ta­geait pas la même cui­sine, les mêmes vête­ments, le même patois ou la même struc­ture fami­liale qu’un Picard, un Basque ou un Savoyard avait fini par for­mer avec eux une seule patrie, une seule nation, une seule France, au nom d’une idée supé­rieure et sur­tout parce qu’il n’avait pas été dépla­cé de son ter­ri­toire d’origine, sauf s’il « mon­tait » à Paris. Mais bref, il n’était pas un migrant, et sur­tout la civi­li­sa­tion au sens fort sur laquelle il était gref­fé était la même que celle de ses com­pa­triotes, savoir la rai­son grecque, l’ordre romain et la sain­te­té catho­lique. On se sou­vient de la réponse de Mit­ter­rand sur les fron­tières de l’Europe : « Par­tout où il y a des monas­tères béné­dic­tins. » Ça, c’est dit.

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