Février 1941 : Un appel de Pierre Bou­tang, 24 ans, à la jeu­nesse de la France vain­cue, enva­hie

Février 1941 : Un appel de Pierre Bou­tang, 24 ans, à la jeu­nesse de la France vain­cue, enva­hie

On hésite, en effet, comme la Nou­velle Revue Uni­ver­selle* qui l’a repu­blié, à intro­duire ce texte, si beau. Pré­ci­sons tout de même qu’il s’adresse à la jeu­nesse d’un pays défait, vain­cu et occu­pé, la jeu­nesse fran­çaise, de l’hiver 1941. Bou­tang en fait lui-même par­tie. Il a 24 ans et l’on admi­re­ra encore aujourd’hui la puis­sance de ses sen­ti­ments, la vigueur de sa pen­sée. Bor­nons-nous à résu­mer son exhor­ta­tion : « Désor­mais, nous sommes une jeu­nesse qui veut se situer à l’origine ». Laquelle ? La France mil­lé­naire. En un sens, nous voi­ci dans une situa­tion en par­tie com­pa­rable, vic­times d’une autre forme d’invasion et d’une autre forme d’occupation. Nous aus­si n’aurons de salut – tout spé­cia­le­ment notre jeu­nesse – que si nous res­tons un peuple qui veut se situer à l’origine. Une ori­gine fran­çaise. Nulle autre.JSF    

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