2020, l’année Jeanne d’Arc
PIERRE DE SOUZY ESPERE AVOIR RETROUVE L'ARMURE DE JEANNE D'ARC "JOBARD PHOTOGRAPHE" FRANCE PARIS "SOUZY PIERRE DE ACCOMPAGNE" ARCHEOLOGIE "JEANNE D'ARC A PROPOS" "IMAGE NUMERISEE" ARMURE/Credit:JOBARD/SIPA/1201061201

2020, l’année Jeanne d’Arc

Il y aura cent ans cette année, Jeanne d’Arc était hono­rée deux fois : la France la recon­nais­sait comme héroïne natio­nale, et l’Église la pro­cla­mait sainte.

On ne pos­sède pas de vrai por­trait d’elle ; Jean Fou­quet à qui l’on doit un si beau Charles VII était trop jeune à l’époque, Hen­ri Bon­ne­chose, Jan Van Eyck et Rogier Van Der Wey­den auraient pu, mais ils vivaient dans la mou­vance des ducs de Bour­gogne… On se prend à rêver d’un visage peint par l’artiste des époux Arnol­fi­ni ou celui de Saint Luc des­si­nant la Sainte Vierge… En revanche, les repré­sen­ta­tions ima­gi­naires ne manquent pas, à toutes les époques. Aujourd’hui encore, elle est pré­sente dans beau­coup d’humbles églises parois­siales, avec saint Antoine de Padoue, le curé d’Ars, sainte Thé­rèse de Lisieux, non loin de saint Michel Archange ter­ras­sant le démon.

À quoi res­sem­blait-elle ? Les témoi­gnages de ses contem­po­rains nous laissent entre­voir une jeune fille aux che­veux bruns, bien faite, à la fois gra­cieuse et robuste, à la voix clai­ron­nante sur les champs de bataille, douce en pri­vé ; la voix de la guer­rière et la voix de la prière… Elle aimait les belles étoffes et les beaux che­vaux, elle était volon­tiers taquine et rieuse, avait son franc-par­ler et la répar­tie drue ; elle haïs­sait le blas­phème, et ché­ris­sait moins son épée que son éten­dard. Elle avait le don des larmes et l’âme tendre et compatissante.

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