« Les rois ont fait la France, elle se défait sans roi. » Avis sur Le Fils d’un Roi

« Les rois ont fait la France, elle se défait sans roi. » Avis sur Le Fils d’un Roi

« Fran­çais, par­lons avec cou­rage… »

Le Fils d’un roi est un film qui décon­certe. En fait, quoi­qu’on en attende, le film de Cheyenne Car­ron répon­dra à cer­taines de nos attentes et pas à d’autres. On est évi­dem­ment en droit de trou­ver ça déce­vant. Pour­tant, pour ma part, je dois dire que j’ai trou­vé cela brillant. La sur­prise est un des points fon­da­men­taux de la décou­verte de tout film qui se repecte, et on son­ge­rait dif­fi­ci­le­ment à le repro­cher à un film comme celui-ci.
Film émi­nem­ment cou­ra­geux, Le Fils d’un roi est un excellent film pour un tas de rai­sons, à tel point qu’il est dif­fi­cile de choi­sir par où com­men­cer. Tout d’abord, dans le trai­te­ment de son sujet, Cheyenne Car­ron sait trou­ver un point d’accroche par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sant. En effet, tout part du constat d’un jeune Fran­çais d’o­ri­gine maro­caine, Elias, qui remarque que si les Maro­cains vénèrent leur roi, les Fran­çais ne semblent pas fiers du leur. En tous cas, si l’on en juge les manuels sco­laires… Lui qui aime sin­cè­re­ment son roi, il veut com­prendre pour­quoi les Fran­çais ne parlent de leur royau­té que pour la déni­grer. Avec l’aide de son ami Kevin, Elias va donc faire un expo­sé pour prendre à rebrousse-poil l’idéologie répu­bli­caine dif­fu­sée par son manuel, et inter­ro­ger ce qu’on lui a tou­jours pré­sen­té comme acquis.

« Sans ordre, sans chef et sans guide,
Le peuple errant n’est qu’un pauvre trou­peau,
Le nombre est un tyran stu­pide
Que les flat­teurs mènent à son tom­beau. »

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