Mes meilleurs vœux

Mes meilleurs vœux

Par Guil­hem de Tar­lé

En for­mu­lant à cha­cun mes meilleurs vœux pour cet an de grâce 2020, j’ai plai­sir à reve­nir sur les 148 long-métrages, près de 3 par semaine, que j’ai vus, cette année finis­sante, dans les salles obs­cures.

Mes bons et mau­vais choix de film se répar­tissent presque par moi­tié, avec un petit quart de « très bonne pioche » et au contraire 10 à  15 % que j’aurais dû évi­ter.

Dans la Nou­velle Répu­blique du 26 décembre, un long article porte sur Les Misé­rables, de Ladj Ly, réa­li­sa­teur fran­çais né au Mali, qui, si j’ai bien com­pris, raconte l’œuvre de Vic­tor Hugo à la sauce ban­lieue et France black-blanc-beur…

Très peu pour moi… sur­tout quand je lis que ce film a bou­le­ver­sé Macron au même moment (« en même temps ») où, après avoir accu­sé en Algé­rie la colo­ni­sa­tion de « crime contre l’humanité », il réitère à Abid­jan en par­lant de « faute de la Répu­blique » et évoque des « excuses à l’égard de celles et ceux envers les­quels elle a com­mis ces geste de bar­ba­rie » !  
On lui ren­dra grâce, néan­moins, d’avoir men­tion­né « la Répu­blique » – qui n’est qu’un régime  – et non pas la France (dont on convien­dra qu’elle ne se réduit pas à la répu­blique). On s’amusera aus­si de voir que c’est Benal­la qui ren­voie le Pré­sident dans ses cordes : « Non, la colo­ni­sa­tion n’a pas été une mau­vaise chose (…) elle a été une chance pour les pays colo­ni­sés » !

Mais reve­nons aux Misé­rables dont la NR écrit que ses deux mil­lions d’entrées (dont je ne serai pas) « le pla­ce­rait dans les quatre plus grands suc­cès de 2019 » avec

·         Mais qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu ?  -à je regrette d’être allé le voir

·         Nous fini­rons ensemble à à la pou­belle

·         et Hors normes à un docu­fic­tion sur l’autisme, d’Éric Tole­da­no, et Oli­vier Nacache, qu’il aurait été effec­ti­ve­ment très dom­mage de ne pas avoir vu.

Sur mon podium per­son­nel des films vus en 2019, j’inscris dans l’ordre :

1.       Le chant du loup, un film de guerre fran­çais d’Antonin Bau­dy, sur l’exécution de l’ordre d’actionner le bou­ton nucléaire ;

2.       Funan, un des­sin ani­mé de 2018, de Denis Dô,  sur la chute de Pnom Pehn le 17 avril 1975 ;

3.       L’incroyable his­toire du Fac­teur Che­val, un bio­pic fran­çais de Nils Taver­nier avec Jacques Gam­blin, sur le véri­table inven­teur du Béton armé à Hau­te­rives dans la Drôme.


Dans le « Top Ten », j’ajoute

4.       Mid­way, un film de guerre amé­ri­cain qui raconte la bataille aéro-navale des 3 au 6 juin 1942 sur une atoll des îles Hawaï, à la suite de Pearl Har­bor ;

5.       Donne-moi des ailes, un film d’aventure de Nico­las Van­nier, avec Jean-Paul Rouve, sur l’histoire vraie de l’ornithologue Chris­tian Moul­lec qui vou­lut réta­blir un che­min de migra­tion pour les «  oies naines » de Suède ;

6.       Au nom de la Terre, d’Édouard Ber­geon qui raconte l’histoire de ses parents et le drame de l’industrialisation de l’agriculture et de l’élevage, avec Guillaume Canet ;

7.       Cham­bord, un docu­men­taire, des­sin ani­mé et film ani­ma­lier, de Laurent Char­bon­nier qui célèbre le 500ème anni­ver­saire du châ­teau dont la construc­tion fut déci­dée pat Fran­çois Ier ;

8.       Down­ton Abbey, de Michael Engler, relate un petit épi­sode de la série épo­nyme qui se déroule au châ­teau  de High­clere ;

9.       Stub­by, un film d’animation de Richard Lan­ni, avec Gérard Depar­dieu, sur un héros de la guerre de 14, le ser­gent Stub­by,  le chien le plus déco­ré de la « Grande Guerre » qui y par­ti­ci­pa au sein de la « Yan­kee Divi­sion » ;

10.   Au bout des doigts, une comé­die dra­ma­tique de 2018 de Ludo­vic Ber­nard, avec Lam­bert Wil­son, qui orchestre la diver­si­té des notes blanches et noires.

Enfin, pour rete­nir un film par mois :

11.   Le Vent de la Liber­té, un thril­ler his­to­rique alle­mand de 2018, de Michael Her­big, sur les familles Strel­zyk et Wet­zel qui ont construit une mont­gol­fière pour fuir la RDA, 10 ans avant la chute du Mur de Ber­lin.

12.   Exfil­trés, un drame fran­co-turc d’Emmanuel Hamon sur un aller-retour dans le dji­ha­disme.

D’autres auraient méri­té d’être cités mais, contre l’égalitarisme, je crois en la Pré­fé­rence et la Hié­rar­chie.

PS : vous pou­vez retrou­ver ce « com­men­taire » et plus de 400 autres sur mon blog Je ciné mate