Défense de la langue fran­çaise : 100 signa­tures pour refu­ser la dic­ta­ture du tout-anglais

Défense de la langue fran­çaise : 100 signa­tures pour refu­ser la dic­ta­ture du tout-anglais

« Il y va de notre iden­ti­té natio­nale et de l’avenir de la fran­co­pho­nie », affirme le col­lec­tif. LP
Le col­lec­tif Langue fran­çaise et cent signa­taires des cinq conti­nents dont les repré­sen­tants des asso­cia­tions partenaires.

« La langue fran­çaise va mal. Étouf­fée par l’an­glo-amé­ri­cain, elle voit désor­mais son usage même évin­cé par celui-ci. Confron­tée à cette inva­sion, notre mémoire ren­voie en écho un pas­sé dou­lou­reux de sou­mis­sion et d’ou­bli de soi. Une majo­ri­té capi­tu­la­trice plai­de­ra le réa­lisme, her­mé­tique aux cris sourds d’une iden­ti­té enchaî­née par une pseu­do-langue uni­ver­selle en réa­li­té ser­vante d’un maître par­ti­cu­lier. Le fran­çais outra­gé, le fran­çais bri­sé, le fran­çais mar­ty­ri­sé. Mais le fran­çais ren­du à la digni­té si, mon­sieur le pré­sident, vous choi­sis­sez de suivre enfin la trace lais­sée par l’es­prit de résistance.

Il est deman­dé au chef de l’E­tat, pre­mier contri­bu­teur à l’Or­ga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale de la fran­co­pho­nie (OIF), de mon­trer l’exemple :

1) en renon­çant à l’emploi de l’an­glo-amé­ri­cain à l’é­tran­ger, quand le fran­çais demeure l’une des deux pre­mières langues d’u­sage d’une majo­ri­té d’or­ganes inter­na­tio­naux ; en renon­çant à l’u­ti­li­sa­tion de l’an­glo-amé­ri­cain en France même, décou­ra­geant ain­si nos visi­teurs de pra­ti­quer une langue déser­tée par ses locu­teurs naturels.

2) en ren­for­çant par une loi le dis­po­si­tif lin­guis­tique pré­sent en en ren­dant notam­ment l’ap­pli­ca­tion contrai­gnante ; en rap­pe­lant aux auto­ri­tés judi­ciaires leur pou­voir de pour­suivre les contre­ve­nants ; en rap­pe­lant les pré­fets à leur obli­ga­tion de contrôle de léga­li­té pour les col­lec­ti­vi­tés en infraction.

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