Au Pakis­tan, la chré­tienne Asia Bibi est libre
This file handout photograph taken on November 20, 2010 and released by the Directorate General Public Relations (DGPR) Punjab shows Pakistani Christian woman Asia Bibi (C) sitting next to the then-governor of Punjab Salman Taseer (R) as she appealed her death sentence for blasphemy charges at the Central Jail in Sheikhupura. - Pakistan's Supreme Court on October 31, 2018 overturned the conviction of Asia Bibi, a Christian mother facing execution for blasphemy, in a landmark case which has incited deadly violence and reached as far as the Vatican. (Photo by Handout / DGPR Punjab / AFP) / -----EDITORS NOTE --- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / Directorate General Public Relations (DGPR) Punjab" - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Au Pakis­tan, la chré­tienne Asia Bibi est libre

En reje­tant un der­nier recours, la Cour suprême a défi­ni­ti­ve­ment blan­chi cette Pakis­ta­naise de confes­sion chré­tienne. Cepen­dant, les menaces de mort des isla­mistes radi­caux, qui récla­maient sa pen­dai­son, devraient la pous­ser à fuir son pays avec sa famille.

C’est la fin d’un mara­thon judi­ciaire qui a démar­ré en 2009. Il est envi­ron 15 heures, mar­di, à Isla­ma­bad lorsque trois magis­trats de la Cour suprême rejettent la demande en révi­sion de l’af­faire Asia Bibi. Cette mère de famille chré­tienne qui a pas­sé huit ans der­rière les bar­reaux pour un crime de blas­phème qu’elle n’a pas com­mis est recon­nue inno­cente. Une fois pour toutes.

La Cour suprême l’a­vait acquit­tée le 31 octobre der­nier. Mais l’a­vo­cat de l’i­mam à l’o­ri­gine de la plainte avait dépo­sé un recours peu après. Mar­di, il a deman­dé aux juges qu’un panel de magis­trats et d’ou­lé­mas reprennent le dos­sier. Une requête que le pré­sident de la Cour, Asif Saeed Kho­sa, a balayée. « En quoi l’is­lam indique que quel­qu’un doit être puni sans preuve ? », a‑t-il répli­qué, réité­rant un point qu’il avait mar­te­lé en rédi­geant l’ar­rêt d’oc­tobre : le dos­sier de l’ac­cu­sa­tion est vide.

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