Cata­logne : le par­quet espa­gnol demande un man­dat d’arrêt euro­péen contre Puigdemont

Cata­logne : le par­quet espa­gnol demande un man­dat d’arrêt euro­péen contre Puigdemont

Carles Puig­de­mont, lors d’une confé­rence de presse à Bruxelles mar­di 31 octobre. YVES HERMAN / REUTERS
Le pro­cu­reur de l’Etat espa­gnol a requis, jeu­di 2 novembre, un man­dat d’arrêt euro­péen contre Carles Puig­de­mont. La juge Car­men Lame­la a éga­le­ment déci­dé – confor­mé­ment aux réqui­si­tions du pro­cu­reur – le pla­ce­ment en déten­tion pro­vi­soire de huit diri­geants sépa­ra­tistes enten­dus le même jour à l’Audience natio­nale, la Haute Cour de jus­tice espa­gnole, à Madrid.

 

Carles Puig­de­mont a réagi depuis Bruxelles en « [exi­geant] la libé­ra­tion » des ministres incar­cé­rés et a fus­ti­gé les déci­sions prises contre le « gou­ver­ne­ment légi­time de la Cata­logne ». « Comme pré­sident du gou­ver­ne­ment légi­time de Cata­logne, j’exige la libé­ra­tion des conseillers [ministres] et du vice-pré­sident » Oriol Jun­que­ras, a‑t-il décla­ré lors d’un dis­cours retrans­mis à la télé­vi­sion régio­nale catalane.

Ils étaient neuf, dont l’ex-vice-président de la Géné­ra­li­té de Cata­logne, Oriol Jun­que­ras, et Raul Rome­va, ancien conseiller aux affaires étran­gères, à s’être pré­sen­tés jeu­di devant l’Audience natio­nale, où ils devaient répondre d’accusations de rébel­lion, sédi­tion et détour­ne­ment de fonds publics à la suite de l’organisation du réfé­ren­dum sur l’indépendance de la Cata­logne, jugé illé­gal par Madrid.