Quand les bornes sont franchies…
Red and White Lines of barrier tape. At subway station of airport background.Red White warning tape pole fencing is protects for No entry

Quand les bornes sont franchies…

© SPme­mo­ry / iStock

Nous connais­sons tous cette lapa­lis­sade bur­lesque : « Quand les bornes sont fran­chies, il n’y a plus de limites. » Voi­là qu’elle rede­vient d’actualité. Pour­quoi ? Parce que cette ques­tion de la « limite », chère à la sagesse grecque, hante à nou­veau la moder­ni­té. Intui­ti­ve­ment, nous sen­tons bien que, dans tous les domaines, nous deve­nons inca­pables de fixer des limites à notre action, à nos pro­jets, à l’ivresse de la tech­nos­cience et à quan­ti­té d’autres choses. Nous sommes lit­té­ra­le­ment enivrés par ce que ces mêmes Grecs de l’Antiquité appe­laient l’hubris (l’excès, la déme­sure, l’orgueil).

Pre­nons comme pre­mier exemple ces inquié­tantes réformes dites socié­tales que Jean-Pierre Denis évo­quait – avec mesure – la semaine der­nière. Il citait l’extension pos­sible à toutes les femmes de la pro­créa­tion médi­ca­le­ment assis­tée (PMA) et les reven­di­ca­tions concer­nant une ­éven­tuelle léga­li­sa­tion de l’euthanasie. Il men­tion­nait au pas­sage que José Bové, dis­ciple du regret­té Jacques Ellul, et figure ­cha­ris­ma­tique de la gauche, s’oppose fron­ta­le­ment à la PMA. Et avec courage.

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